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01/10/2012 01:13 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

Des piles à hydrogène pour les nouveaux navires de la Garde côtière

Le gouvernement fédéral a lancé un appel d'offres pour la conception des nouveaux navires écologiques de la Garde côtière canadienne, qui utiliseront des piles à hydrogène.

Les navires hauturiers de science halieutique doivent remplacer quatre garde-côtes vieillissants, et ils devraient être basés sur les côtes atlantique et pacifique. Ils font partie de la flotte que souhaite acquérir Ottawa avec son programme de construction de navires de 33 milliards de dollars.

L'appel d'offres indique que le gouvernement prévoit dépenser 332 000 $ afin d'étudier la possibilité d'intégrer la technologie des piles à hydrogène dans les nouveaux navires, qui seraient construits sur le chantier naval Seaspan Marine, à Vancouver.

Le professeur au département de génie mécanique de l'Université de Victoria, Zuomin Dong, a salué cette décision, car elle représente une avancée intéressante pour la technologie maritime au Canada, selon lui.

En entrevue à La Presse Canadienne, il a qualifié la technologie hybride d'avantageuse, « sans aucun doute ».

M. Dong explique qu'au moment où les navires voyagent en mer, les moteurs au diesel sont très efficaces. Quand les navires rentrent au port, cependant, les moteurs ne fonctionnent pas à capacité maximum et leur efficacité peut diminuer et atteindre moins de 50 %, ajoute-t-il.

« Les émanations peuvent alors doubler ou tripler. Elles augmentent et augmentent encore », observe-t-il.

Les piles à hydrogène, qui convertissent l'hydrogène comme combustible en électricité, ont fait leurs preuves dans l'industrie automobile, mais n'ont toujours pas fait de percée importante dans le secteur maritime commercial.

Le contrat du ministère des Travaux publics propose un système de piles à hydrogène et de propulsion diesel-électrique pour alimenter les navires. La période d'appel d'offres s'est terminée la semaine dernière.

Le gouvernement fédéral n'a pas rappelé La Presse Canadienne à ce sujet, mais l'appel d'offres indique que le contrat devrait être remis aux sociétés ontariennes Alion Science et Technology Canada.