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01/10/2012 12:57 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Crise en RDCongo: Kabila a aussi sa part de responsabilité, dit Washington

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a également sa part de responsabilité dans la crise qui secoue l'est de son pays et doit démanteler les groupes armés qui y opèrent contre le Rwanda, a réclamé lundi un haut responsable américain.

M. Kabila et son frère ennemi rwandais, le président Paul Kagame, s'étaient retrouvés à deux reprises la semaine dernière en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Ces réunions ont toutefois été symboliques, tant les positions sont restés figées. Les deux présidents s'accusent réciproquement de soutenir des mouvements de déstabilisation dans l'est de la RDC.

"Chacun des Etats et des dirigeants de la région ont des responsabilités", a prévenu lors d'une conférence de presse téléphonique le plus haut responsable pour l'Afrique au département d'Etat, Johnnie Carson.

"En RDC, les défis du président Kabila sont importants, mais ses responsabilités le sont tout autant", a dit le diplomate, appelant le président congolais à "éradiquer tous les groupes armés dans son pays".

Les réunions entre MM. Kabila et Kagame la semaine dernière à l'ONU avaient pour objectif de se pencher sur le drame humanitaire et sécuritaire dans l'est de la RDC, où une rébellion "Le Mouvement du 23 mars" (M23), née d'une mutinerie de soldats tutsis congolais, sème depuis six mois la terreur et commet de multiples exactions sur les civils.

La RDC, l'ONU, les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux accusent le Rwanda de soutenir militairement cette insurrection. Kigali dément et accuse en retour Kinshasa de soutenir un groupe de rebelles hutus qui opère également dans l'est de la RDC.

Le responsable américain a répété, cette fois à l'adresse du Rwanda, que Kigali devait "dénoncer les rebelles (du M23) qui déstabilisent leur voisin" congolais.

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