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30/09/2012 01:08 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST

Omar Khadr : la sécurité maximale serait temporaire

Les avocats d'Omar Khadr croient que son séjour dans la prison ontarienne à sécurité maximale de Millhaven, près de Kingston, sera de courte durée.

« J'ai bon espoir, j'ai confiance en la compétence du personnel de la prison chargé d'évaluer son avenir, c'est leur travail, ils font ça tous les jours », a déclaré l'un de ses deux avocats, Brydie Bethell.

Omar Khadr a passé sa première nuit en sol canadien depuis 10 ans isolé des autres détenus. Il pourrait toutefois, dans un avenir plus ou moins rapproché, être intégré à un groupe de prisonniers pour faciliter sa réhabilitation.

L'homme de 26 ans, rapatrié au Canada samedi après 10 ans de détention à la prison de Guantanamo, doit encore purger 6 ans sur la sentence de 8 ans imposée en 2010 par un tribunal militaire à Guantanamo.

Selon ses avocats, Omar Khadr a un très bon moral et se dit content d'être rentré au pays, mais a encore du mal à croire que cela s'est réellement produit. L'une de ses premières demandes a été d'obtenir du papier et un crayon afin de compléter ses devoirs.

Selon Me Bethell, M. Khadr veut « désespérément » contribuer à la société et en faire partie comme un citoyen « normal ». Pendant son incarcération, il a étudié différentes matières à distance, avec l'aide d'un tuteur basé à Edmonton, en Alberta. « Il tient vraiment à son éducation », soutient l'avocate.

Même s'il a le droit de recevoir des visiteurs, Service correctionnel Canada doit encore déterminer si sa famille pourra lui rendre visite.

Omar Khadr sera admissible à une demande de libération conditionnelle en 2013.

Samedi, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, a qualifié Omar Khadr de « partisan connu du réseau terroriste Al-Qaïda » et de « terroriste condamné ». « Je suis certain que [les services correctionnels] sauront gérer le cas d'Omar Khadr en tenant compte de la gravité de ses crimes, tout en assurant la sécurité des Canadiens », a affirmé le ministre.

La déclaration du ministre a surpris l'autre avocat du détenu, John Norris. « Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement continue de diaboliser Omar et de monter l'opinion publique contre lui », a-t-il observé, estimant que « la justice a enfin triomphé de la politique ».