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30/09/2012 06:47 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

Mondial-2018: la Russie "en avance d'un an", se félicite Blatter

Joseph Blatter, président de la Fifa, a salué les progrès de la Russie, "en avance d'un an sur le calendrier" de l'organisation du Mondial-2018 de football, un méga-projet qui va coûter la somme colossale de 15 milliards d'euros selon les autorités russes.

"Nous sommes en avance d'un an sur le calendrier. C'est une nouvelle approche pour organiser les Coupes du monde", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au côté du ministre russe des Sports Vitali Moutko, au lendemain de l'annonce des onze villes russes qui accueilleront les matches.

Revenant sur les difficultés des éditions précédentes, il a notamment raconté que la Fédération internationale de football (Fifa) avait dû rappeler à l'ordre les Sud-Africains car ils avaient "dansé" de joie pendant un an après avoir obtenu l'organisation du Mondial-2010, une première en Afrique.

Le Brésil, de son côté, a assuré que le pays était prêt pour le Mondial-2014, "mais ce n'est pas vraiment le cas", a encore relevé M. Blatter.

A l'inverse, "les Russes ont commencé à travailler très dur dès le départ. C'est une approche différente. Je suis très content", a-t-il poursuivi.

Après une campagne soutenue ardemment par le président Vladimir Poutine, alors Premier ministre, la Russie a décroché le droit en 2010 d'organiser le Mondial, une décision controversée et vivement critiquée par des concurrents, dont l'Angleterre.

Mais M. Blatter a insisté sur le caractère historique d'organiser pour la première fois cet événement en Europe de l'Est, et non dans les "maisons traditionnelles" en Europe de l'Ouest.

Le ministre des Sports a de son côté déclaré qu'organiser le Mondial était "un grand honneur et un énorme défi", alors que les stades doivent être construits ou totalement reconstruits dans sept des onze villes sélectionnées.

Il a estimé le coût total du projet à 600 milliards de roubles (15 milliards d'euros), soit le double du chiffre avancé en 2010 par M. Poutine (300 milliards de roubles).

La moitié des fonds viendra d'investissements privés et l'autre du budget fédéral ou des budgets régionaux, a-t-il détaillé.

Outre les travaux sur les stades, des milliers de kilomètres de routes ou voies ferrées, des aéroports et des hôtels doivent aussi être construits dans plusieurs villes de province.

Les onze villes qui accueilleront les matches s'étendent de l'enclave de Kaliningrad, aux portes de l'Union européenne, à Ekaterinbourg dans l'Oural, soit trois fuseaux horaires et 2.500 kilomètres plus loin.

Parmi elles figurent logiquement Moscou et Saint-Pétersbourg. En revanche, Iaroslavl et Krasnodar ont été éliminées de la liste initiale, une décision qui a causé une énorme déception dans ces villes. "Il n'y a rien de personnel là-dedans", a précisé M. Moutko.

Moscou, où auront lieu le match d'ouverture et la finale, est la seule ville qui sera dotée de deux stades, avec celui de Loujniki qui avait servi pour les Jeux olympiques de 1980, et celui du Spartak, qui reste encore à construire.

M. Moutko a reconnu que seules quatre des villes hôtes étaient presque prêtes pour l'événement: Moscou, Saint-Pétersbourg, Sotchi qui doit accueillir les JO d'hiver de 2014 et Kazan, où aura lieu en 2013 l'Universiade, compétition internationale universitaire multi-sports.

A Kaliningrad en revanche, un nouveau stade et plusieurs autres bâtiments devront surgir de terre. "Pour l'heure, le niveau des infrastructures (pour le Mondial) à Kaliningrad est nul", a déclaré le ministre.

A Ekaterinbourg, le stade est situé juste à côté d'une prison et devra être "déplacé", a par ailleurs indiqué M. Moutko. "Toutes les régions ont beaucoup de travail devant elles", a-t-il conclu.

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