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30/09/2012 03:21 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST

L'Irak se dit "déterminé" à fouiller les avions iraniens se rendant en Syrie

Le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, a assuré que Bagdad était "déterminé" à soumettre les avions iraniens se rendant en Syrie à des fouilles, réclamées par les Etats-Unis, dans un entretien publié dimanche par le quotidien arabe Al-Hayat.

"Nous avons informé les responsables américains que le gouvernement était déterminé à faire atterrir les avions (iraniens) et à les soumettre à des fouilles de manière aléatoire", a déclaré M. Zebari, affirmant que Bagdad avait expliqué à Téhéran "la nécessité d'arrêter les vols" susceptibles de convoyer des armes en Syrie, théâtre d'un conflit entre le régime et la rébellion.

"L'Irak n'accepte pas de servir de point de transit ou que son territoire, ses eaux territoriales ou son espace aérien soient utilisés pour armer ou financer" les parties en conflit en Syrie, a-t-il ajouté.

Début septembre, les Etats-Unis avaient réclamé à leur allié irakien qu'il fasse atterrir et fouiller les avions traversant l'espace aérien irakien en provenance d'Iran et à destination de la Syrie, redoutant qu'ils ne soient chargés d'armements pour le régime de Damas.

Mardi, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a réitéré cette demande lors d'un entretien avec le vice-président irakien Khudayr al-Khuzai, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

En mars, après une première mise en garde de Washington, l'Irak avait prévenu l'Iran qu'il ne tolèrerait pas le passage sur son territoire ou dans son espace aérien d'armes destinées à la Syrie. Téhéran, soutien indéfectible de Damas, a toujours assuré qu'il s'agissait d'aide humanitaire.

"Ces vols avaient commencé en mars. Nous avions alors demandé aux Iraniens de les arrêter, ce qui fut fait en quelques jours. Mais ces vols ont repris fin juillet et ils ont dit qu'ils ne transportaient pas d'armes ou de munitions mais des pèlerins, des visiteurs et d'autres choses. Nous allons faire atterrir ces avions" pour les fouiller, a expliqué le chef de la diplomatie irakienne.

M. Zebari a en outre estimé que le régime du président Bachar al-Assad avait "la capacité de se maintenir encore" mais qu'il était "confronté à de véritables difficultés, en particulier économiques, en termes de réserves en devises et non de sécurité".

"Selon nos informations, les réserves en devises (de Syrie) sont tombées à leur plus bas niveau, à 5 ou 6 milliards de dollars (...) contre 18 à 20 milliards de dollars" auparavant, a-t-il dit.

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