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30/09/2012 07:45 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

Les sanctions pourraient provoquer une révolte populaire en Iran (Israël)

Les sanctions internationales mises en place pour pousser l'Iran à renoncer à son programme nucléaire controversé pourraient provoquer une révolte populaire comme en Egypte, a estimé le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman dans un entretien publié dimanche.

"Les manifestations de l'opposition qui ont eu lieu en Iran en juin 2009 (après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad) vont revenir avec plus de force", a assuré M. Lieberman dans cet entretien au quotidien israélien Haaretz.

"Il va y avoir une révolution de la place Tahrir à la mode iranienne", a-t-il assuré, en référence aux manifestations massives au Caire qui ont provoqué la chute du régime du président égyptien Hosni Moubarak en février 2011.

L'Iran est en situation de "catastrophe économique", a soutenu le ministre israélien, citant la dégringolade du rial iranien face au dollar et selon lui, "une pénurie de biens de première nécessité, une hausse de la criminalité" et une population qui envoie son argent à l'étranger et cherche à fuire le pays.

L'entretien a été réalisé samedi à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est fait remarquer jeudi en utilisant à la tribune un marqueur rouge et un dessin de bombe pour symboliser la limite à ne pas franchir par l'Iran.

"Vous pouvez rire, mais tout le monde parle (...) de la ligne rouge", a déclaré M. Lieberman au Haaretz.

Israël et les pays occidentaux s'inquiètent du programme nucléaire iranien, redoutant malgré les démentis de Téhéran qu'il dissimule un volet militaire, ce que l'Etat hébreu considère comme une menace pour sa propre existence.

L'Etat hébreu n'a jamais reconnu posséder des armes atomiques, mais les experts estiment que l'Etat hébreu possède au moins 200 ogives nucléaires.

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