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30/09/2012 07:41 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

La FAE veut couper dans les subventions des écoles privées

Le président de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) souhaite que le gouvernement péquiste ait la volonté affirmée de réduire, ou de mettre fin, au financement public des écoles privées.

Pierre St-Germain n'anticipe pas tout à fait un changement de cap en matière de financement du secteur privé de la part du gouvernement de Pauline Marois. Il croit pourtant qu'il s'agit d'une avenue à analyser pour « un gouvernement qui cherche du financement un peu partout ».

Le président de la FAE considère que le volet du financement des écoles devrait être ajouté au cadre budgétaire à venir. L'exercice pourrait, selon lui, permettre de dégager 500 millions de dollars par année et de réinjecter le montant dans le système public.

Ce serait également une démonstration que « le gouvernement soutient résolument le réseau public ».

Il est toutefois trop tôt pour parler des réelles intentions du gouvernement péquiste, croit M. St-Germain. Il affirme que la FAE mettra la question sur la table à l'occasion d'une première rencontre avec la nouvelle ministre de l'Éducation, Marie Malavoy.

La francisation à l'honneur

Si la Semaine pour l'école publique est l'occasion pour la FAE de formuler certaines revendications à l'endroit du monde politique, elle constitue aussi un moment privilégié « pour exprimer notre fierté à l'égard de l'école publique », soutient M. St-Germain.

Pour la quatrième édition de l'événement, les organisateurs ont choisi de mettre l'accent sur la question de la francisation, « un aspect méconnu de la population ».

« C'est un secteur névralgique et extrêmement important pour le Québec. Quand on a une société qui mise sur l'immigration pour son développement économique et son développement social en général, on comprendra que de franciser correctement les nouveaux arrivants devient essentiel », a-t-il déclaré.

Porte-parole depuis les débuts de l'événement, la comédienne Claire Pimparé invite pour sa part les familles à la réflexion. « Je souhaite qu'on prenne conscience des bienfaits de l'école et des choses exceptionnelles qui s'y produisent », souligne-t-elle.