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30/09/2012 01:52 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

France - Match truqué/Hand: "au moins sept joueurs" en garde à vue (source proche)

"Au moins sept joueurs" de handball ont été placés en garde à vue dimanche soir par la police à Nanterre, dans le cadre de l'affaire du match truqué présumé impliquant l'équipe de Montpellier sur fond de paris sportifs, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Cette source n'était pas en mesure de préciser les noms des joueurs concernés.

Par ailleurs, trois personnes, des parieurs, ont été interpellées et placées en garde à vue dimanche après-midi à Montpellier dans l'enquête sur le match présumé truqué sur fond de paris sportifs opposant le club héraultais à Cesson le 12 mai dernier, a-t-on appris de source proche du dossier.

A Paris, à l'issue du match de Championnat de France remporté par le PSG face à Montpellier (38-24), des policiers agissant dans le cadre d'une commission rogatoire d'un juge d'instruction de Montpellier se sont rendus dans la salle Pierre de Coubertin, dans le XVIe arrondissement, pour y entendre des joueurs et des proches et en interpeller certains.

Selon une source policière, les enquêteurs s'intéressent au total à une douzaine de personnes: huit joueurs de Montpellier, dont Nikola Karabatic et son frère Luka, deux ex-joueurs de Montpellier passés depuis au PSG, au moins une compagne d'un joueur, et un membre du staff de l'équipe de Montpellier. Une source proche du dossier à Montpellier a évoqué "deux femmes proches des frères Karabatic", ce qui n'a pu être confirmé par ailleurs.

Au stade Coubertin, des journalistes de l'AFP ont constaté que les policiers ont embarqué dans leurs véhicules aux sirènes hurlantes les joueurs montpelliérains Nikola Karabatic, Wissem Hmam, Mickaël Robin, Dragan Gajic et Primoz Prost, ainsi que leur kinésithérapeute Yann Montiège. D'autres joueurs impliqués pourraient avoir quitté les lieux discrètement.

Le convoi de véhicules aux vitres teintées est arrivé peu après vers 18H45 rue des Trois Fontanots à Nanterre, où se trouvent les locaux du service central des courses et jeux, dans une annexe du ministère de l'Intérieur, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le procureur de la République de Montpellier doit tenir une conférence de presse sur cette affaire lundi après-midi.

Une information judiciaire, ouverte sur cette affaire depuis le 1er août, vise à la fois des faits "de corruption active et passive", mais aussi des faits "d'escroquerie et de recel d'escroquerie" aux dépens de la Française des Jeux (FDJ).

Dans le cadre de l'information judiciaire en cours à Montpellier, l'entraîneur et le président du club ont déjà été entendus.

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