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30/09/2012 08:50 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

Au moins 20 personnes périssent dans une nouvelle vague d'attentats en Irak

Au moins 20 personnes, dont de nombreux policiers, ont été tuées et 76 autres blessées dimanche en Irak dans une nouvelle série d'attentats, trois jours après l'évasion de plusieurs dizaines de membres d'Al-Qaïda d'une prison du nord du pays.

Cette nouvelle vague d'attentats, dont le bilan a été dressé à l'aide de sources sécuritaires et médicales, porte à 242 le nombre de personnes tuées depuis le 1er septembre dans les violences endémiques qui touchent l'Irak. Au moins 776 personnes ont été blessées, selon ce décompte effectué par l'AFP.

L'attaque la plus meurtrière s'est produite à Taji, à 25 km au nord de Bagdad, où quatre attentats à la voiture piégée ont fait au moins 6 morts. Les quatre explosions ont eu lieu aux petites heures du matin dans le quartier à majorité chiite d'al-Askari.

Dans le centre-ville de Bagdad, un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée sur une artère commerçante du quartier de Karrada, selon un officier de police interrogé par un journaliste de l'AFP sur le lieu de l'attentat. Deux personnes, dont un officier de police, ont été tuées et cinq autres blessées.

Moins d'une heure après la détonation, des débris de véhicules et des carcasses de voitures fumantes jonchaient la chaussée sur plusieurs dizaines de mètres, des vitrines de magasins étaient en morceaux, selon le même journaliste qui a également vu les restes du kamikaze.

"Nous étions en train de travailler lorsque nous avons entendu une forte explosion. L'air a changé de texture et tout a explosé", a raconté à l'AFP Firas Daoud, un riverain. "Ce que je pense des mesures de sécurité? C'est de la merde", s'est-il échauffé.

A peine deux heures plus tard, alors que les pompiers et la police déblayaient les lieux, une seconde voiture piégée a explosé, pratiquement au même endroit. Un policer a péri et quatre autres personnes ont été blessées.

Toujours dans la capitale irakienne, un policier a été abattu par des hommes armés et lorsqu'une patrouille est arrivée sur place, une voiture piégée a explosé, tuant un civil.

Au sud de Bagdad, à Kout, deux voitures piégées ont tué quatre officiers de police, et à al-Madaïn, à 25 km au sud de la capitale, un attentat similaire contre un car de pèlerins iraniens a fait deux morts.

Dans la région instable de Baqouba, à 60 km au nord de Bagdad, trois personnes, dont deux policiers, ont péri dans un autre attentat à la voiture piégée.

Et dans la région de Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad, plusieurs attaques ont fait au moins 19 blessés.

Sur fond de crise politique, les violences restent quotidiennes en Irak, bien qu'elles aient fortement décru depuis les années noires 2006-2008, où un conflit interreligieux ensanglantait le pays.

Cette nouvelle vague d'attentats n'a pas été revendiquée, mais en juillet, l'Etat islamique d'Irak (ISI), branche d'Al-Qaïda dans le pays, avait annoncé le début d'une "campagne militaire" et son intention de libérer ses membres emprisonnés.

Jeudi soir, des insurgés ont attaqué une prison de Tikrit, à 160 km au nord de Bagdad, de laquelle une centaine de détenus sont parvenus à s'évader. D'après le ministère de l'Intérieur, "47 d'entre eux appartiennent à l'organisation terroriste nommée +Etat islamique d'Irak+".

Le ministère a annoncé vendredi soir qu'au moins 23 fugitifs avaient été repris.

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