NOUVELLES
29/09/2012 03:58 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST

Mondial-2018 - Russie: Moscou et Saint-Pétersbourg logiquement retenues

La Russie et la Fifa ont annoncé samedi officiellement les 11 villes retenues pour accueillir les matches du Mondial-2018 de football, le projet le plus ambitieux organisé par le pays depuis la chute de l'URSS, où figurent logiquement Moscou et Saint-Pétersbourg.

"Je suis convaincu que cela va être un grand succès. Pas seulement vous tous, mais le président, le gouvernement, le Parlement et les footballeurs sont derrière", a souligné Joseph Blatter, président de la Fifa, lors d'une cérémonie clinquante organisée dans les studios de la télévision publique russe.

Le sélectionneur de la Russie, l'Italien Fabio Capello, le ministre russe des Sports Vitali Moutko et le champion du monde brésilien Roberto Carlos figuraient parmi les invités.

Les matches seront joués à Moscou, dans l'ancienne capitale impériale Saint-Pétersbourg, dans la ville hôte des Jeux olympiques d'Hiver de 2014 Sotchi, à Kazan, Samara et Nijni-Novgorod sur la Volga, à Ekaterinburg dans l'Oural, à Rostov-sur-le-Don et Volgograd dans le Sud, dans l'enclave européenne de Kaliningrad et la capitale de la Mordovie Saransk.

Iaroslav et Krasnodar ont été en revanche éliminées de la liste originale qui comportait 13 villes.

Saint-Pétersbourg et Moscou accueilleront les demi-finales et la finale sera disputée dans le stade Loujniki, d'une capacité de presque 90.000 places, dans la capitale russe. Un tout nouveau stade à Moscou, le Spartak, accueillera aussi des matches.

M. Blatter a aussi salué le professionnalisme du comité d'organisation, disant que la Russie était en avance sur le calendrier pour sa préparation à l'événement. "Merci à la Russie", a-t-il dit.

L'organisation du Mondial-2018 a une valeur hautement symbolique pour la Russie de Vladimir Poutine, qui a déjà décroché les JO d'hiver et un Grand Prix de Formule 1 en 2014.

Le président russe a dans une séquence enregistrée à l'avance et diffusée pendant la cérémonie indiqué que la première tâche de cette compétition était "d'inciter des jeunes à faire du sport" en les éloignant "de l'alcool et du tabac", alors que les autorités russes veulent enrayer le déclin démographique dans le pays.

Mais il a souligné que c'était aussi un prétexte pour mener de grands travaux et créer des infrastructures dont manquent encore cruellement de nombreuses régions de Russie.

"Même dans les conditions actuelles de turbulences dans l'économie mondiale, la réalisation de tels programmes est un très bon moyen de stimuler l'économie" russe, a déclaré le chef de l'Etat.

Il a indiqué que cela était un moyen de créer des emplois et de développer les infrastructures. "C'est ce qui va être laissé aux gens pour de longues décennies", a-t-il dit.

Toutefois, nombreux sont ceux qui s'inquiètent du coût colossal du projet. Lorsque la Russie avait décroché le droit en 2010 d'organiser le Mondial - une décision controversée qui avait été contestée par certains pays tels que l'Angleterre- M. Poutine avait parlé de 300 milliards de roubles, soit environ 7 milliards d'euros, pour construire ou reconstruire les stades et les infrastructures dans les villes hôtes.

Mais la presse avait à l'époque estimé le coût total à 50 milliards de dollars, compte tenu des distances de parfois 3.000 kilomètres entre les sites, de l'état des infrastructures existantes et de la nécessité de construire ou reconstruire des milliers de kilomètres de routes ou voies ferrées, des aéroports et des hôtels.

En août, la presse russe a rapporté que le projet de construire des lignes de chemin de fer à grande vitesse en vue de l'événement avait été enterré en raison de contraintes budgétaires.

edy/bvo