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28/09/2012 06:09 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

USA: l'auteur présumé de la fusillade d'Aurora avait menacé un professeur

L'auteur présumé de la fusillade d'Aurora (Colorado, ouest), qui avait fait 12 morts lors d'une séance du film "Batman" le 20 juillet dernier, avait menacé un professeur de son université peu avant son passage à l'acte, selon des documents judiciaires rendus publics vendredi.

James Holmes avait été exclu du campus en raison des menaces proférées à l'encontre de ce professeur, selon des médias locaux.

"A un certain moment, l'accusé a eu une relation XXX avec XXX, un (ou une) XXX. (Le bureau du procureur) pense que la relation s'est achevée le 12 juin ou avant", selon le document, où les noms et qualités ont été biffés pour protéger les confidentialité des personnes mentionnées.

"La relation s'est achevée après que l'accusé eut proféré des menaces à l'encontre de XXX", qui en a fait part à la police de l'Université du Colorado.

"Les actes (de James Holmes) ont conduit l'administration à lui interdire l'accès à tout ou partie du campus d'Anschutz," dont il était diplômé en neuro-sciences, ajoute le document.

James Holmes, 24 ans, est incarcéré à la prison du comté d'Arapahoe depuis la fusillade. Selon l'accusation, il avait jeté des bombes fumigènes dans la salle de cinéma avant d'ouvrir le feu, vêtu d'une combinaison et d'un masque à gaz.

En cas de condamnation, il risque la peine de mort -- même si le Colorado n'a exécuté qu'une seule personne depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976.

Les documents rendus publics vendredi reviennent aussi sur une dispute entre l'accusation et la défense au sujet d'un cahier envoyé par James Holmes à une psychiatre de l'université, Lynne Fenton, qui le suivait pendant les mois ayant précédé le massacre.

La défense estime que les fuites dans les médias au sujet du cahier pourraient "compromettre" le droit de l'accusé à un procès juste.

Un document rapporte ainsi comment "un détective de la police d'Aurora avait feuilleté" le cahier avant qu'il soit mis sous scellés, en raison de l'importance qu'il pourrait avoir lors d'un éventuel procès.

Fait rare, le juge de l'affaire avait interdit à l'Université du Colorado à Denver de rendre publics les dossiers de M. Holmes.

L'université avait précisé que James Holmes était en cours de désinscription au moment de la fusillade, mais n'avait pas fini les démarches.

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