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28/09/2012 05:57 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Un chef autochtone exige une enquête sur l'ex-président du COJO de Vancouver

BURNS LAKE, C.-B. - Le chef autochtone Wilf Adam a réclamé une enquête à la suite d'allégations de mauvais traitements qu'aurait fait subir l'ancien président du Comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver, John Furlong, à des étudiants autochtones.

Lors d'une conférence de presse, jeudi, John Furlong, avait nié catégoriquement avoir maltraité des étudiants dans deux écoles catholiques du nord de la Colombie-Britannique, au cours des années 60 et 70.

Le journal Georgia Straight, qui a publié la nouvelle, citait huit étudiants, qui soutenaient que M. Furlong aurait utilisé son pied pour envoyer l'un d'eux au sol, botté les fesses d'un autre, frappé des élèves avec un bâton de hockey ou une longue règle, ou, encore, les aurait frappés, parfois avec le poing, dans le visage ou derrière la tête.

Une ex-étudiante de Furlong a fait des déclarations dans le même sens au réseau CBC en ajoutant avoir été agressée sexuellement par l'enseignant.

M. Furlong a été enseignant dans deux écoles catholiques de Burns Lake, au nord de la Colombie-Britannique. Il a souvent évoqué publiquement son arrivée au Canada où il a obtenu son statut d'immigrant, en 1974, mais n'a jamais mentionné le travail qu'il a fait dans les écoles. Il a expliqué qu'il n'avait pas inclus son expérience professionnelle à l'école concernée dans son autobiographie, Patriot Hearts, car l'ouvrage était dédié à la mise en place et à la gestion des Jeux olympiques de Vancouver 2010.

La Gendarmerie royale du Canada a fait savoir pour sa part qu'elle étudierait toutes les plaintes concernant ce dossier.

L'ancien enseignant a déclaré avoir déjà fait part à la GRC de menace de chantage qu'il avait subies avant les JO de 2010. Selon les dires de John Furlong, un individu lui aurait déclaré qu'il garderait le silence en échange d'un paiement.

M. Furlong a laissé entendre pour sa part que la journaliste qui a écrit l'article, Laura Robinson, ne cherchait qu'à se venger.

Pour sa part, l'avocat de M. Furlong, Marvin Storrow, a déclaré que le travail effectué par son client dans le nord de la Colombie-Britannique était bien connu et que celui-ci entretenait encore des relations avec les communautés concernées.