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28/09/2012 01:51 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Netanyahu affirme que sa ligne rouge sur l'Iran a eu un très large écho

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé vendredi que son appel à fixer une "ligne rouge" pour stopper la progression de l'Iran vers la bombe atomique avait résonné "partout dans le monde".

"J'ai essayé d'expliquer quelque chose hier, je crois que cela a maintenant des répercussions partout dans le monde", a-t-il déclaré à son homologue canadien Stephen Harper au début d'un entretien avec celui-ci, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

M. Netanyahu a répété à M. Harper qu'une "ligne rouge" devait être tracée à propos de la capacité d'enrichissement d'uranium de l'Iran, qui est "la seule partie discernable et vulnérable de leur programme nucléaire".

Il a aussi salué la décision de M. Harper de fermer l'ambassade du Canada à Téhéran et d'expulser des diplomates iraniens. "Rompre les relations avec l'Iran était non seulement digne d'un homme d'Etat mais c'était un acte de lucidité morale", a estimé le dirigeant israélien.

M. Harper a répondu que le Canada souhaitait "une résolution pacifique" du dossier nucléaire iranien "et travaillait en étroite coopération avec ses alliés pour tenter d'alerter sur le danger que cela représente et la nécessité d'y faire face".

En traçant au feutre une ligne rouge sur une bombe dessinée grossièrement, jeudi à la tribune de l'ONU, M. Netanyahu visait d'abord à frapper les esprits et à attirer l'attention des medias et il y est parvenu, a reconnu un responsable israélien.

"L'Assemblée (générale) est le lieu des longs discours, certains intéressants d'autres beaucoup moins", a-t-il expliqué. "Il était important pour le Premier ministre de faire valoir son point de vue d'une manière qui interpelle les représentants présents dans la salle".

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