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28/09/2012 11:05 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Le Restigouche ne baisse pas les bras devant l'adversité

Les gens de la région du Restigouche, au Nouveau-Brunswick, refusent de se laisser abattre par le mauvais sort économique qui s'acharne sur eux.

La société provinciale d'énergie a annoncé, jeudi, que la centrale thermique de Dalhousie fermera définitivement ses portes d'ici environ quatre ans. À ce moment-là, la municipalité cessera de recevoir de l'impôt foncier sur cette propriété. Elle sera ainsi privée d'un revenu de plus de 1,5 million de dollars.

La région appréhende aussi la fermeture d'un tronçon du CN qui dessert le nord de la province.

« C'était presque écrit, sûr et certain, que [la centrale] thermique était pour fermer. À ce moment-là, on s'est dit : "Écoutez, qu'est-ce que vous allez faire pour la ville de Dalhousie?" Puis, ce que le ministre nous a annoncé hier, c'est qu'il va mettre en place des personnes clés dans le développement économique, qui pourraient nous être utiles pour voler de nos propres ailes », explique le maire de Dalhousie, Clément Tremblay.

Un nouveau vol de Charlo à Wabush, est sur le point d'être offert. Les minières au Labrador requièrent les services d'entreprises et de travailleurs du nord du Nouveau-Brunswick. Selon Donald Hammond, directeur général de l'agence Entreprise Chaleur, le fait que des gens vont travailler à l'extérieur peut être positif pour l'économie du nord du Nouveau-Brunswick.

« Une façon de créer du développement économique, c'est d'amener de l'argent de l'extérieur de la région. Soit attirer de l'investissement dans la région, créer des emplois ici, ou appuyer nos entreprises à développer des marchés extérieurs qui par ricochet procurent de l'emploi à des gens d'ici, mais à l'extérieur », explique M. Hammond.

La région de Dalhousie a essuyé d'autres coups durs ces dernières années. La fermeture de la papetière AbitibiBowater a entrainé la mise à pied de 330 travailleurs, en janvier 2008. Deux mois plus tard, l'entreprise Olin a fermé deux usines de produits chimiques, abolissant du même coup une centaine d'emplois.