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28/09/2012 09:43 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Le pétrole ouvre en hausse à New York, soutenu par le budget espagnol

Le pétrole a débuté la séance en légère hausse vendredi à New York, soutenu par un fléchissement de la monnaie américaine et par le bon accueil réservé à la présentation par l'Espagne d'un budget 2013 marqué par l'austérité.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre gagnait 11 cents, à 91,96 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le brut évoluait pourtant dans le rouge dans les échanges électroniques quelques minutes avant l'ouverture de la séance.

Les cours "semblent assez stables aujourd'hui après la forte hausse enregistrée hier" suite notamment "aux annonces de coupes budgétaires par l'Espagne", a noté Matt Smith, de Summit Energy.

Madrid a adopté jeudi un budget 2013 caractérisé par l'austérité et présenté des réformes économiques structurelles, réaffirmant son objectif de ramener le déficit à 6,3% du PIB en 2012 puis à 4,5% en 2013, un geste apprécié par les marchés.

Alors que s'apaisent un peu les craintes des opérateurs sur la zone euro, le prix du brut profite de l'affaiblissement du dollar face à une monnaie européenne revigorée.

Cette dépréciation du billet vert rend plus attractifs les achats de brut, libellés en dollars, pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les courtiers restent toutefois "prudents face à la situation en Europe", selon Bart Melek, de TD Securities pour expliquer leur hésitation avant le début de la séance officielle, notant que les rendements du bons du Trésor "ont légèrement augmenté en Espagne, tout comme en Italie".

Les cours sont par ailleurs soutenus par des craintes sur la situation au Moyen Orient.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé jeudi l'établissement d'une "ligne rouge claire" sur le programme nucléaire iranien, assurant à l'aide d'un schéma que Téhéran serait bientôt en mesure de se doter d'une arme atomique. L'Iran a aussitôt répondu qu'il "riposterait avec toute la force nécessaire" à une éventuelle frappe israélienne.

Les tensions croissantes entre l'Iran et Israël font redouter aux investisseurs le déclenchement d'un conflit susceptible de perturber fortement la production pétrolière de la région.

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