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28/09/2012 11:01 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Après un faux-départ, les Américains dominent en après-midi et mènent 5-3

MEDINAH, États-Unis - Les Américains se sont rachetés après avoir connu un lent départ et se sont forgés une confortable avance en tête.

Ils ont littéralement pulvérisé les Européens durant la séance d'après-midi à la Coupe Ryder, vendredi, et ont pris les devants 5-3. Keegan Bradley et Phil Mickelson ont balayé les honneurs de leurs matchs, tandis que Bubba Watson et Webb Simpson flirtaient avec le livre des records dans leur match disputé selon la formule quatre balles. Dustin Johnson et Matt Kuchar ont triomphé 3-et-2 contre Justin Rose et Martin Kaymer.

C'est Bradley, l'ex-champion de la PGA qui a été pris sous l'aile de Mickelson l'an dernier afin de le préparer à vivre des moments cruciaux comme ceux à la fin des tournois majeurs, qui a mené la charge. Et il a livré la marchandise vendredi.

«C'est littéralement ce à quoi je rêvais quand j'étais un petit garçon, a confié Bradley. J'ai pu le faire aux côtés de mon idole de jeunesse toute la journée.»

Bradley a calé un coup roulé de 25 pieds pour un oiselet lors des matchs de coups en alternance en matinée pour infliger un premier revers à Luke Donald et Sergio Garcia dans les matchs disputés selon cette formule à la Coupe Ryder.

Les suivants furent Rory McIlroy et Graeme McDowell, et les Américains ont remporté les trois premiers trous. Mickelson n'était pas là à titre de figurant. Dès que l'Europe a tenté une remontée, le gagnant de quatre tournois majeurs en carrière a fermé la porte en expédiant un coup de fer-7 à deux pieds de la coupe, forçant les visiteurs à concéder l'oiselet.

Bradley ne voulait pas que la journée se termine.

«Oh, bébé, j'aurais voulu qu'on joue 36 autres trous», a commenté Bradley.

Il n'était pas la seule recrue à briller à l'occasion d'une journée fraîche en banlieue de Chicago.

En effet, le Belge Nicolas Colsaerts a pu jouer les trouble-fêtes. La seule recrue européenne impliquée dans cette compétition a transporté son équipe sur ses épaules et lui a évité l'humiliation d'être balayée. Il a réussi un aigle et a ajouté huit oiselets, permettant à son duo complété par Lee Westwood de l'emporter par un point contre Tiger Woods et Steve Stricker. Woods aurait pu soutirer un demi-point, mais son coup roulé de 15 pieds a effleuré la coupe avant de poursuivre sa route.

Woods et Stricker se sont inclinés 2-et-1 dans leur match de coups en alternance, et ont encaissé quatre défaites consécutives en match play.

«Nicolas a connu l'une des meilleures rondes dont j'ai été témoin sur les verts», a reconnu Woods, une remarque qui n'est pas passée inaperçue puisqu'elle vient du champion de 14 tournois majeurs en carrière.

Pour sa part, Woods a offert une performance en dents de scie. Il a raté un coup roulé de six pieds pour un oiselet au 15e pour tirer de l'arrière par deux points, mais a rebondi avec un coup roulé de 25 pieds pour un oiselet au vert suivant. Woods a enchaîné avec un coup d'approche qui s'est immobilisé à quatre pieds du fanion au 17e et qui semblait en voie de permettre aux Américains de créer l'égalité dans le match. Colsaerts a cependant calé son coup roulé de 25 pieds pour partager les honneurs du trou.

Les deux capitaines se sont assurés que leurs 12 golfeurs soient impliqués dans la compétition rapidement, bien que le représentant européen Jose Maria Olazabal ait risqué gros rapidement en choisissant de reposer Donald, Garcia et Poulter lors de la séance d'après-midi. Après tout, ils ont combiné un dossier de 31-13-5 à la Coupe Ryder.

L'Europe a remporté six des huit dernières Coupes Ryder, et a refusé de baisser les bras après la première journée de compétitions. Elle menait dans chacun des quatre matchs de coups en alternance en matinée vendredi, sous un ciel nuageux. Mais le soleil s'est pointé le bout du nez, et les Américains sont sortis de leur torpeur au même moment.

«Il reste encore beaucoup de temps dans ce tournoi, a dit Rose. Il y a des hauts et des bas. De toute évidence, le momentum joue en faveur des États-Unis en ce moment, mais le vent pourrait tourner en notre faveur dès demain (samedi).»