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27/09/2012 12:01 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

Les victimes de brutalité policière invitées à se manifester

La Ligue des droits et libertés, l'Association des juristes progressistes et le comité légal de la CLASSE invitent les citoyens qui ont été l'objet de brutalité policière, d'arrestation arbitraire ou d'intimidation policière à leur livrer leur témoignage.

Les trois organismes sont aussi à la recherche de témoins de ces événements, mais également de gens qui se sont vus refuser l'accès à des lieux publics ou à des services parce qu'ils arboraient le carré rouge.

Une enquête publique réclamée

Cette vaste collecte d'information doit servir à la rédaction d'un rapport conjoint destiné à convaincre le nouveau gouvernement péquiste de tenir une enquête publique sur la répression dont ont été l'objet les étudiants et citoyens qui ont pris part aux mouvements étudiants contre la hausse des droits de scolarité.

« Le nouveau ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a déclaré, la semaine dernière, qu'il comptait voir s'il y avait lieu de déclencher une enquête sur le travail des policiers. Sa déclaration nous est apparue bien timide en regard de la répression, souvent très brutale, dont ont été victimes les manifestants durant la grève étudiante », écrit Nicole Filion, porte-parole de la Ligue des droits et libertés dans un communiqué.

« La grève étudiante a donné lieu à des milliers d'arrestations, fouilles et détentions arbitraires et abusives (...) Des personnes ont été blessées gravement, d'autres ont été brutalisées, intimidées, privées de leur droit de manifester alors qu'elles ne faisaient que porter sur la place publique leur message à l'égard d'un gouvernement qui refusait de les entendre », soutient la représentante du comité légal de la CLASSE, Émilie Breton-Côté.

Les trois organismes auraient déjà récolté plus d'une centaine de témoignages.

Sur le site Internet de la Ligue des droits et libertés, on peut lire que les citoyens lésés ont jusqu'au 15 octobre prochain pour faire parvenir leurs témoignages.

La période visée par la Ligue des droits et liberté s'échelonne du mois de février 2012 jusqu'à la fin de la crise étudiante, au début de l'automne.