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26/09/2012 05:31 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

Un journaliste de la chaîne iranienne Press TV tué en Syrie (Press TV)

Un journaliste de la chaîne anglophone iranienne Press TV a été tué par un tireur embusqué et son chef de bureau été blessé, mercredi en marge des combats près de l'état-major syrien à Damas, a annoncé la chaîne.

"Le correspondant de Press TV Maya Nasser a été tué par un tir de sniper dans la capitale syrienne", a indiqué Press TV sur son site.

Le Libanais Hussein Mortada, qui dirige le bureau à Damas de Press TV ainsi que de la chaîne arabophone iranienne Al-Alam, a pour sa part été blessé par un tir dans le dos, selon cette source.

Les deux hommes ont été touchés alors qu'ils étaient en reportage près siège de l'état-major syrien, visé dans la matinée par deux explosions, dans le centre de Damas.

Maya Nasser, un journaliste syrien âgé de 33 ans, est mort sur le coup après avoir été touché à la nuque, a précisé à l'AFP à Téhéran Hamid Reza Emadi, directeur de l'information de la chaîne.

"Il était en train de faire un direct quand la ligne a été coupée. Quelques minutes plus tard, nous avons appris qu'il y avait eu une fusillade et qu'il avait été tué", a-t-il déclaré.

"Nous tenons la Turquie, l'Arabie saoudite et la Qatar pour responsables du meurtre de notre correspondant à Damas (car) ils fournissent des armes aux insurgés en Syrie et ces insurgés recourent à des tirs de snipers (...) pour faire régner une atmosphère de terreur parmi la population et les journalistes", a-t-il ajouté.

"Nous condamnons tout meurtre de journaliste sur le champ de bataille, y compris bien sûr celui de Maya Nasser", a encore souligné M. Emadi, déplorant la difficulté à protéger ses reporters des tirs ciblés de snipers.

Les deux chaînes Press TV et Al-Alam sont financées par le gouvernement iranien, qui est un fidèle allié du régime de Bachar al-Assad dans sa guerre contre la rébellion.

Selon le dernier bilan de Reporters Sans Frontières (RSF), dix journalistes professionnels et 21 "citoyens-journalistes" ont été tués en Syrie depuis le début de la révolte en mars 2011.

En raison des restrictions imposées aux journalistes professionnels par les autorités syriennes, de nombreux médias utilisent les informations fournies par des citoyens-journalistes et des militants pour suivre l'évolution de la situation sur le terrain.

rmb/vl/phs