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25/09/2012 11:05 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

Mitt Romney dit oui à l'aide au développement, mais en échange de marchés

Le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, s'est engagé mardi à New York à bouleverser la façon dont les Etats-Unis financent l'aide étrangère, en la conditionnant à l'ouverture de marchés dans les pays en développement.

En collaboration avec le secteur privé, Mitt Romney veut chercher à réduire les obstacles aux échanges commerciaux et aux investissements dans les pays récipiendaires d'aide internationale, a-t-il déclaré devant l'Initiative globale Clinton ("Clinton Global Initiative"), une organisation de l'ancien président Bill Cliton, en marge de l'assemblée générale des Nations unies.

"En échange de la suppression de ces obstacles et de l'ouverture de leurs marchés aux investissements et au commerce américains, les pays en développement recevront de l'aide pour le développement des institutions de la liberté, de l'Etat de droit et du droit de propriété", a détaillé le républicain.

"Une plus grande proportion de notre aide au développement doit avoir pour objectif la promotion du travail et le développement de l'économie de marché", selon le candidat, qui prône un financement des petites et moyennes entreprises, au lieu des programmes d'aide traditionnels.

"La liberté économique est la seule force de l'histoire qui ait continuellement sorti les gens de la pauvreté et les ait empêchés de retomber dans la pauvreté", a-t-il soutenu, citant Mohamed Bouazizi, le jeune Tunisien dont l'imolation par le feu fin 2010 avait déclenché le printemps arabe.

"Selon des témoins, un policier a giflé Bouazizi, qui s'est exclamé: +Pourquoi est-ce que vous me faites ça ? Je ne suis qu'une simple personne, et je veux seulement travailler+", a raconté M. Romney.

Mitt Romney martèle depuis des mois que sa présidence serait fondée sur des méthodes inspirées de son expérience du secteur privé. Les politiques inefficaces seraient supprimées après évaluation de leurs coûts et bénéfices, selon lui.

Les Etats-Unis sont le premier contributeur mondial à l'aide au développement, avec 32 milliards de dollars en 2011, soit 1% du budget fédéral, selon le gouvernement. Mais en proportion de la richesse nationale, les Etats-Unis donnent moins que des pays comme la Suède, la Norvège ou le Royaume-Uni.

Le budget de l'aide étrangère est toutefois dans le viseur des républicains du Congrès, qui tentent depuis de mois de le réduire pour alléger le déficit public fédéral.

ico/are