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25/09/2012 10:24 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

Barack Obama joue la fermeté face à l'Iran à l'ONU

Le gouvernement américain entend faire « ce qu'il faut » pour empêcher l'Iran de se doter d'un arsenal nucléaire. C'est ce qu'a déclaré mardi le président Barack Obama dans son discours à l'Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Le président américain a reconnu qu'il restait du temps pour trouver une solution diplomatique à la crise iranienne, mais il a prévenu du même souffle que « ce temps n'est pas illimité ».

« Ne vous méprenez pas : un Iran doté de l'arme nucléaire n'est pas un défi auquel nous pouvons faire face. Cela ferait peser des menaces sur l'existence d'Israël, sur la sécurité des pays du Golfe, et sur la stabilité de l'économie mondiale », a déclaré Barack Obama.

Le président a invité par conséquent la communauté internationale à faire front commun pour mettre un terme au développement d'armes nucléaires par l'Iran, dont est soupçonnée la République islamique d'Iran.

Ce discours de Barack Obama se voulait en quelque sorte une réplique au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a fustigé lundi, sur la même tribune, les puissances occidentales qui imposent des sanctions à son pays pour l'obliger à stopper son programme nucléaire.

Ce programme nucléaire n'est destiné, selon le président iranien, qu'à produire de l'électricité. Mahmoud Ahmadinejad a également exhorté lundi les Américains à ne pas se laisser dicter leur conduite par un pays tel qu'Israël.

Mettre un terme à la violence extrémiste

Avant d'aborder la question nucléaire iranienne, le président Obama s'est longuement attardé sur les flambées de violence antiaméricaine qui ont secoué le monde musulman après la diffusion sur Internet d'extraits du film islamophobe L'innocence des musulmans.

Le président américain a rappelé la mort tragique de l'ambassadeur américain Chris Steven, lors d'une attaque à la roquette survenue il y a deux semaines à Benghazi, en Libye.

Rappelant au monde qu'avant d'être tué, Chris Steven travaillait à la restauration d'un centre culturel et d'un hôpital à Benghazi, Barack Obama a dénoncé la violence extrémiste sous toutes ses formes et a appelé les nations à y mettre un terme.

« Les attaques des deux dernières semaines ne visaient pas seulement l'Amérique. Elles portaient également atteinte aux idéaux qui fondent l'existence des Nations unies », a plaidé le président des États-Unis devant ses homologues réunis au siège de l'ONU.

« Au cours des deux dernières années, nous avons amplement constaté que des manifestations pacifiques pouvaient apporter beaucoup plus de changement dans les pays à majorité musulmane que dix années de violence », a fait remarquer Barack Obama.

« L'avenir ne doit pas appartenir à ceux qui calomnient le prophète de l'islam. Mais pour être crédibles, ceux qui condamnent cette calomnie doivent aussi condamner la haine que nous voyons lorsque l'image de Jésus Christ est profanée, que des églises sont détruites ou que l'existence de l'Holocauste est niée », a poursuivi le président améciain dans un discours ferme et convainquant.

En ce qui a trait à la Syrie, Barack Obama a dénoncé les exactions du régime de Bachar Al-Assad et a déclaré que les États-Unis demeuraient engagés à faire en sorte que les demandes légitimes du peuple syrien ne soient pas transformées en un interminable cycle de violence sectaire.

« S'il y a une cause actuellement dans le monde qui mérite qu'on manifeste, c'est un régime qui torture ses enfants et qui tire à la roquette sur des immeubles d'habitations », a déclaré le président américain.

Premier discours du nouveau président français à l'ONU

Après Barack Obama, ce sera au tour du nouveau président français, François Hollande, de prendre la parole pour la première fois à l'Assemblée générale des Nations unies.

Le président français doit entre autres plaider pour une résolution du conflit qui embrase le Mali et pour le recours à une éventuelle mission militaire pour pacifier le pays en proie à la guerre civile.

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, et le président afghan, Hamid Karzaï, succéderont à François Hollande à la tribune de la 67e session de l'Assemblée générale des Nations unies, où plus de 167 chefs d'État, ministres et chefs de gouvernement sont attendus cette semaine.