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10/09/2012 07:00 EDT | Actualisé 10/11/2012 05:12 EST

Tunisie: trois policiers accusés du viol d'une jeune femme ont été écroués

Trois policiers ont été arrêtés et déférés devant la police judiciaire pour le viol présumé d'une jeune femme révélé par l'avocate militante des droits de l'Homme Radia Nasraoui, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Trois membres des services de sécurité ont été arrêtés dans le cadre d'une enquête judiciaire pour un viol survenu le 3 septembre, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

La victime a déposé plainte le jour même mais l'affaire a ensuite été rendue publique par Me Nasraoui, présidente de l'association tunisienne de lutte contre la torture.

"La jeune femme se trouvait avec son ami lorsque leur véhicule a été arrêté pour un contrôle par trois policiers en faction de nuit, l'homme a été écarté et la femme a été violée par deux des policiers", a indiqué à l'AFP Me Nasraoui.

Selon la presse, qui s'est fait l'écho de détails scabreux du viol, les coupables présumés travaillent dans le quartier résidentiel des Jardins de Carthage, proche du palais présidentiel et réservé aux anciens ministres et dignitaires du régime de Ben Ali, renversé en janvier 2011.

Autrefois interdits de facto pour des femmes au volant la nuit, les contrôles de police se sont multipliés ces derniers mois et les médias ont dénoncé des abus à l'encontre des femmes.

Mise à l'index pour avoir été le principal outil de répression sous le régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie tente de redorer le blason de sa police, notamment avec des réformes post-révolutionnaires et la naissance de syndicats de policiers.

Bsh/sbh