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10/09/2012 04:12 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

L'Iran participe à une rencontre régionale sur la Syrie au Caire

L'Iran participe lundi à la première réunion d'un "groupe de contact" quadripartite sur la Syrie dont l'Egypte a proposé la création, ont annoncé plusieurs responsables iraniens cités par la chaîne iranienne en arabe Al Alam.

"Le vice-ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian est parti pour Le Caire afin de participer à une réunion quadripartite (ndlr: réunissant l'Egypte, l'Iran, l'Arabie saoudite et la Turquie) proposée par le président (égyptien Mohamed) Morsi pour résoudre la crise syrienne", a indiqué Al Alam.

"La participation de l'Iran à cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts pour régler la crise syrienne et va permettre d'écouter les propositions égyptiennes", a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast cité par Al Alam.

"L'Iran va saisir cette occasion pour expliquer ses positions, y compris son souhait d'élargir ce groupe à d'autres pays", a-t-il ajouté.

Il n'a pas donné d'autres précisions mais le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Alaeddin Boroujerdi, a indiqué à Al Alam que Téhéran souhaitait inclure notamment l'Irak dans le "groupe de contact" proposé en août par le président Morsi lors d'un sommet de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) à La Mecque.

La proposition de Téhéran, a expliqué M. Boroujerdi, vise à "rééquilibrer ce groupe" dans lequel l'Iran est le seul à défendre le régime syrien.

L'Egypte, la Turquie et l'Arabie saoudite sont en pointe pour exiger le départ du président syrien Bachar el Assad, principal allié du régime iranien dans la région.

Les médias officiels syriens avaient rapporté vendredi des déclarations du vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad, estimant que M. Morsi avait "signé l'arrêt de mort" du groupe de contact, en appelant de nouveau à un changement de régime à Damas.

L'Irak, à majorité chiite comme l'Iran, s'inquiète en revanche d'une chute du régime alaouite --une branche du chiisme-- syrien, qui pourrait déboucher sur l'arrivée au pouvoir à Damas de religieux sunnites moins favorables au développement des relations entre les deux pays.

L'Iran, qui considère que le maintien au pouvoir de son allié syrien est "stratégique" pour son influence dans la région, notamment au Liban, a apporté un soutien sans failles au régime du président Assad depuis le début de la révolte de la population syrienne en mars 2011, au grand dam de l'opposition.

Pour cette raison, les Occidentaux ont exclu l'Iran de tous leurs efforts diplomatiques pour tenter de trouver une issue à la crise, notamment au sein du "Groupe d'action sur la Syrie" réunissant les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, la Turquie et des pays représentants de la Ligue arabe.

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