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10/09/2012 05:01 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

Fusillade meurtrière au Mali: la Mauritanie dénonce un "assassinat collectif"

Le gouvernement mauritanien a dénoncé dans un communiqué la fusillade dans le centre du Mali qui a fait 16 morts, dont des Mauritaniens, parlant notamment d'un "assassinat collectif injustifiable", les victimes étant des prédicateurs désarmés.

"Le Gouvernement de la République islamique de Mauritanie a appris, avec une indicible consternation, le massacre barbare perpétré dans la nuit du samedi 8 (au) dimanche 9 septembre 2012 dans la localité de Diabali par une unité de l'armée régulière malienne, à l'endroit de 16 paisibles prédicateurs musulmans, pour la plupart mauritaniens, qui se rendaient à Bamako", déclare-t-il dans ce texte diffusé durant la nuit de dimanche à lundi.

Il "dénonce avec la dernière énergie la cruauté de cet assassinat collectif injustifiable de prêcheurs innocents désarmés, par des hommes en armes, revêtus de l'uniforme de l'armée régulière" de ce pays voisin.

Il parle également de "sa profonde indignation devant cet acte criminel inqualifiable, commis de sang-froid, sans avertissements, sommations ni interpellations, contre des prédicateurs n'ayant d'autres armes que leur foi, venus porter le message de la paix, de la fraternité et de la tolérance" au Mali,

Le gouvernement mauritanien "exige l'ouverture diligente d'une enquête indépendante, aux fins d'élucider les circonstances de ce crime odieux et d'en identifier les auteurs, en vue de les traduire en justice" et "souhaite vivement être associé à cette enquête qui doit être conduite avec le maximum de professionnalisme et de rigueur", conclut le communiqué.

Plusieurs sources militaires, sécuritaires et un responsable maliens avaient expliqué à l'AFP que l'armée malienne avait ouvert le feu dans la nuit de samedi à dimanche sur le véhicule de présumés islamistes qui refusait de s'arrêter dans la localité de Diabali (environ 175 km au nord de Ségou).

Le gouvernement malien a affirmé qu'il "regrette vivement ce douloureux événement", en précisant qu'il y a 8 Maliens et 8 Mauritaniens tués, et annoncé avoir ordonné l'ouverture d'une enquête.

Un responsable gouvernemental a précisé qu'il s'agissait d'adeptes de la secte Dawa, d'origine pakistanaise, apparue dans plusieurs pays sahéliens à la fin des années 1990 et présente dans plusieurs pays du Sahel dont la Mauritanie et le Mali.

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