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10/09/2012 12:45 EDT | Actualisé 10/11/2012 05:12 EST

Election en Somalie: le président sortant confronté à un outsider

Le Parlement somalien devait choisir lundi soir pour diriger le pays entre le président sortant Sharif Cheikh Ahmed et un universitaire issu de la société civile, qui s'affronteront au deuxième tour de la présidentielle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sharif Cheikh Ahmed a recueilli au premier tour 64 voix parmi les parlementaires réunis à Mogadiscio, contre 60 à Hassan Cheikh Mohamoud.

Un deuxième tour doit départager les deux hommes. Leurs deux suivants immédiats, le Premier ministre sortant Abdiweli Mohamed Ali (30 voix) et Abdikadir Osoble (27 voix), se sont en effet retirés de la course alors qu'ils avaient constitutionnellement le droit de se maintenir.

Plus de 270 députés somaliens - sur le total de 275 devant siéger à terme - sont réunis sous très haute sécurité dans l'enceinte de l'ex-école de police, soit plus que le chiffre initialement annoncé, un certain nombre de députés ayant été intronisés par leurs pairs en début de séance lundi.

Ces députés avaient été désignés, comme les autres, par un comité de chefs coutumiers, mais leurs noms rejetés par un comité ad-hoc chargé de valider leur nomination.

L'élection du chef de l'Etat doit parachever le long et complexe processus politique parrainé par l'ONU, destiné à remplacer les différentes autorités de transition qui se sont succédées depuis 2000 par des institutions pérennes et à doter la Somalie d'un réel gouvernement central dont elle est privée depuis plus de 20 ans.

La Somalie a plongé dans la guerre civile et le chaos depuis la chute du président Siad Barre en 1991 et le pays est livré depuis aux chefs de guerre, milices islamistes et gangs criminels, notamment de pirates, qui se partagent le pays.

L'embryon d'armée somalienne, appuyée d'une part par la force de l'Union africaine (Amisom), d'autre part par l'armée éthiopienne entrée en novembre en Somalie, a récemment remporté plusieurs succès militaires contre les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent néanmoins une vaste partie du sud et du centre du pays.

amu-ayv/bb/de