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09/09/2012 11:17 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

Tuerie de Chevaline: reprise des perquisitions à Claygate

LONDRES - Des enquêteurs français, agissant sur commission rogatoire internationale, ont repris dimanche matin avec des collègues britanniques la perquisition dans la maison des victimes de la tuerie de Chevaline, en Haute-Savoie, située à Claygate dans le Surrey, dans le sud-est de l'Angleterre.

Selon les médias britanniques, des techniciens de la police scientifique en combinaison ont repris leurs investigations vers 7h, tandis que la police du Surrey continuait de surveiller les abords de cette maison de style Tudor, où une tente a été érigée devant la porte d'entrée. Présent dans le Surrey, le colonel Marc de Tarlé, chef du Bureau des affaires criminelles de la gendarmerie, a confié qu'il s'agissait d'une enquête "longue et complexe".

Alors qu'une information judiciaire pour "assassinats" et "tentative d'assassinat" a été ouverte, le procureur de la République d'Annecy, Eric Maillaud, a précisé samedi lors d'une conférence de presse que les autopsies avaient confirmé que les quatre victimes avaient succombé à plusieurs balles, dont "deux en pleine tête" chacune.

La jeune Zaïnab, sept ans, gravement blessée par des coups violents à la tête et par une blessure par balle à l'épaule, a été opérée deux fois avec succès, avant d'être sortie dimanche de son coma artificiel par les médecins, a précisé M. Maillaud par SMS à l'Associated Press, ajoutant toutefois qu'elle était sous sédatifs et qu'elle ne pouvait toujours pas être entendue.

Sa petite soeur Zeena, quatre ans, retrouvée mercredi soir par les enquêteurs après être restée prostrée pendant près de huit heures dans la voiture, a pour sa part pu rentrer dimanche en Grande-Bretagne avec deux membres de sa famille venus la chercher, a ajouté le procureur.

Zeena a confirmé l'identité de son père, de sa mère et de sa soeur aînée, mais semblait mal connaître la personne âgée retrouvée morte avec ses parents. M. Maillaud a par ailleurs confirmé samedi que deux membres de la famille étaient venus en France pour être auprès d'elles. La police du Surrey a précisé que des policiers et une assistante sociale les accompagnaient.

Evoquant l'enquête côté britannique, le procureur Maillaud a confirmé que l'on allait s'intéresser à l'ensemble de ceux qui gravitent autour de la famille Al-Hilli, y compris les membres de cette famille. Le frère du défunt, dont la presse britannique a laissé entendre qu'il était en litige avec son frère pour une histoire d'héritage, "sera entendu comme les autres, ni plus ni moins", a dit M. Maillaud.