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09/09/2012 07:22 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

Le Québécois David Veilleux ne pense pas encore au Tour de France

MONTRÉAL - Certains le voient déjà au Tour de France l'an prochain mais David Veilleux, lui, n'y pense pas encore. Il y aura beaucoup de boulot à abattre d'ici là pour celui qui prend de plus en plus de galon au sein de l'équipe française Europcar, menée notamment par Thomas Voeckler.

Le cycliste de Cap-Rouge s'est retrouvé parmi les meilleurs coureurs du peloton dans les derniers moments du Grand Prix de Montréal, dimanche. Il espérait alors aider Voeckler à s'imposer pour que le Français puisse rafler la victoire dans la métropole québécoise après l'avoir fait à Québec en 2010.

C'est d'ailleurs ce genre d'effort qui fait de Veilleux un équipier apprécié chez Europcar. Et cette estime pourrait lui valoir un poste en vue du Tour de France de 2012, selon quelques observateurs. Mais il n'y a aucune garantie pour l'instant et Veilleux ne s'attarde pas à cette éventualité en ce moment. Il aura d'autres chats à fouetter entre-temps, notamment les championnats du monde qui auront lieu du 15 au 23 septembre aux Pays-Bas.

«Si j'ai la chance de représenter le Canada aux championnats du monde, je veux le faire. Et ensuite, je vais prendre un peu de repos avant de commencer à préparer la prochaine saison», a commenté Veilleux, dimanche, quelques minutes après avoir pris le 24e rang du Grand Prix de Montréal, à 22 secondes du vainqueur Lars Petter Nordhaug (Sky).

«Je suis encore très loin de ça, a-t-il par ailleurs dit par rapport aux gens qui le voient déjà parcourir les Alpes françaises l'été prochain. Je n'y ai pas encore pensé, c'est la saison prochaine seulement. On va commencer par finir la saison actuelle, puis je vais m'entraîner en continuant de faire preuve du même sérieux. Si les jambes sont là, si je suis chanceux, si je suis en santé... On verra bien ce qui arrivera.»

Un autre coureur canadien, Michael Barry (Sky), ne participera assurément pas au Tour de France l'an prochain puisque l'athlète de 36 ans prendra sa retraite à l'issue de la présente saison. Il en était dimanche à sa dernière épreuve à vie disputée en sol canadien. Il a terminé 57e, à 28 secondes du vainqueur.

«J'ai entrepris la présente saison en pensant particulièrement aux deux courses de ce week-end, à Québec (vendredi) et Montréal. J'étais pas mal sûr que ça allait être ma dernière saison, a indiqué Barry, qui a été applaudi par plusieurs journalistes qui couvrent régulièrement le cyclisme à l'issue de son point de presse, dimanche. Je n'ai pas eu beaucoup d'opportunités de courir au Canada depuis que je suis devenu un cycliste professionnel. Chacune de ces opportunités-là se sont avérées mémorables et spéciales. Il y a tellement de gens qui m'ont encouragé au pays depuis que je suis tout jeune... La course d'aujourd'hui était un point final approprié à ma carrière. C'était remarquable de voir tant de gens m'encourager le long du parcours. C'était formidable.»

Ryder Hesjedal, le meilleur Canadien dimanche avec une 23e place à 11 secondes de la tête, a également souligné à quel point la tenue de courses au Canada — comme les Grands Prix de Québec et Montréal — est importante pour le développement du cyclisme canadien, jumelée au fait que les coureurs canadiens semblent y obtenir des résultats de plus en plus intéressants.

«Le niveau des athlètes canadiens est incroyable en ce moment, a-t-il souligné. L'équipe (canadienne Spidertech) de Steve Bauer a obtenu un 'top-10' à Québec, c'était un excellent résultat de la part de François Parisien. Et la présence de plusieurs autres coureurs, dont David Veilleux avec Europcar, font en sorte que la profondeur est très grande actuellement. Le fait de pouvoir courir dans notre pays a par ailleurs un effet positif. On peut voir l'excitation qu'il y a chez les coureurs canadiens quand ils sont ici. Même si c'est un sport où on souffre, nous prenons tous plaisir à courir ici.»

Spidertech a placé trois de ses coureurs parmi les 25 premiers à Québec, vendredi, même si cette équipe fondée en 2007 n'évolue habituellement qu'au niveau continental, donc en division 2 professionnelle. Elle a l'ambition à long terme de devenir la première écurie canadienne à oeuvrer au niveau mondial et à se retrouver au Tour de France. Dimanche, Parisien a fini 25e à 22 secondes du gagnant. C'est à titre d'équipe invitée que Spidertech participait aux Grand Prix du week-end.