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09/09/2012 09:10 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

Irak: la France condamne les attentats, en particulier celui devant son consulat

Paris "condamne avec la plus grande fermeté" les attentats commis en Irak" et "particulièrement l'attentat devant le consulat honoraire de France" à Nassiriyah à 300 km au sud de Bagdad, a indiqué dimanche le ministère français des Affaires étrangères.

"La France condamne avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés depuis hier dans plusieurs villes d'Irak, qui ont coûté la vie à plus de cinquante personnes et fait des centaines de blessés", dit le porte-parole du ministère dans un communiqué. "Nous condamnons particulièrement l'attentat devant le consulat honoraire de France à Nassiriyah, au cours duquel un policier irakien et un passant ont été blessés", ajoute-t-il.

Au moins 52 personnes ont péri dimanche en Irak et plus de 250 autres ont été blessées dans une série d'attentats.

A Nassiriyah, une bombe placée dans une voiture stationnée à proximité du consulat honoraire de France a explosé vers 09H00 (06H00 GMT), selon une source diplomatique française. Le consul honoraire n'était pas dans les locaux lors de la déflagration. Le bâtiment accuse des dégâts matériels.

La France "adresse ses condoléances aux familles des victimes", poursuit le communiqué. Elle "fait pleinement confiance aux autorités irakiennes pour mener l'enquête et traduire les auteurs en justice" et "se tient à leurs côtés dans leurs efforts pour édifier un pays prospère et une société apaisée, démocratique, respectueuse de sa diversité et des droits de l'Homme", conclut le ministère.

Ces attaques, dont la plus meurtrière a visé un barrage de l'armée, portent à 82 le nombre de morts dans les violences en Irak depuis début septembre. Il s'agit de la journée la plus sanglante depuis le 16 août, où 82 personnes avaient péri.

Si les violences ont considérablement diminué par rapport aux sanglantes années 2006-2007, elles restent encore très fréquentes en Irak, plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique doublée de fortes tensions confessionnelles.

dp/sba