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09/09/2012 09:46 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

Faire appel aux lois du travail

Un peu comme l'ont fait les joueurs de la NFL, les hockeyeurs vont tenter de passer par les lois du travail pour mettre de la pression sur leurs employeurs et éviter un lock-out.

Vendredi, les joueurs du Canadien ont fait parvenir une mise en demeure à l'équipe et à la LNH.

Les joueurs allèguent qu'en vertu des lois québécoises, un employeur ne peut mettre ses employés en lock-out si ces derniers ne sont pas représentés par un syndicat accrédité par la Commission des relations du travail (CRT).

L'Association des joueurs n'est pas accréditée par la CRT. Lors du dernier conflit, l'Association avait amorcé des démarches pour obtenir une accréditation syndicale au Québec et les propriétaires s'y étaient opposés.

En Ontario, la LNH s'est opposée récemment à la nomination de conciliateurs, afin de permettre aux propriétaires des Sénateurs et des Maple Leafs de décréter un lock-out si nécessaire le 15 septembre.

L'Association des joueurs dit qu'elle aurait apprécié la présence d'un médiateur et que le ministre du Travail contribuait au déclenchement du lock-out en acceptant la position des propriétaires.

En Alberta aussi, les joueurs ont déposé une requête devant la Commission des relations de travail.

L'Association des joueurs examine aussi ce qu'elle pourrait faire avec les lois du travail en Colombie-Britannique et au Manitoba.