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09/09/2012 07:14 EDT | Actualisé 09/11/2012 05:12 EST

Au moins 92 personnes sont tuées dans une série d'attentats en Irak

BAGDAD - Une série d'attentats visant les forces de sécurité ont fait dimanche au moins 92 morts et plus de 300 blessés dans 12 villes irakiennes, selon un bilan des autorités locales. Ces attaques n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat, mais les forces de sécurité sont fréquemment prises pour cible par la branche irakienne d'Al-Qaïda.

Selon la police, les explosions en soirée de plusieurs voitures piégées dans trois quartiers de l'ouest de Bagdad ont fait 15 morts et 47 blessés. Un peu plus tard, une autre voiture piégée sautait devant un café dans le quartier chiite de Sadr City, faisant 11 morts et 20 blessés.

Quelques heures plus tôt, une attaque contre un checkpoint à Abou Ghraïb, à l'ouest de la capitale, a vu trois membres des forces de sécurité tués, tandis que deux assaillants étaient abattus et un troisième interpellé.

Le sang avait déjà coulé peu avant l'aube à Doujaïl, au centre du pays, quand des inconnus armés ont pris d'assaut un petit avant-poste de l'armée, tuant dix soldats et en blessant huit autres, selon la police et des médecins.

Quelques heures plus tard, un attentat à la voiture piégée visant un groupe de policiers candidats à l'embauche au sein de la compagnie pétrolière publique irakienne North Oil faisait sept morts et 17 blessés près de Kirkouk, dans le nord du pays.

Les policiers, candidats à des postes de sécurité dans l'entreprise pétrolière, étaient rassemblés sur le parking d'une caserne, à environ 10 km de Kirkouk (290 km au nord de Bagdad), a précisé le chef de la police locale, Sarhad Nadir. Les policiers visés étaient tous musulmans sunnites, a-t-il ajouté, en imputant l'attentat à Al-Qaïda sans autres précisions.

A Kirkouk même, trois attentats à l'explosif ont fait sept morts et 70 blessés, tandis que des voitures piégées ont fait sept blessés à Hawija et Ar Riyad, plus au sud. Kirkouk est depuis des années le théâtre de tensions entre Irakiens musulmans sunnites, Kurdes et Turkmènes, revendiquant chacun le contrôle de la région riche en pétrole et gaz naturel.

A Nassiriyah, ville du sud irakien à environ 320 km de Bagdad, deux voitures piégées ont sauté près d'un hôtel et du consulat honoraire de France, qui ne semblait pas être la cible de l'attentat selon les autorités locales. Deux personnes ont été tuées, tandis que trois autres ont été blessées à l'hôtel et un policier au consulat, selon le directeur adjoint des services de santé, le Dr Adnan al-Moucharifaoui. Aucun diplomate ne figure parmi les victimes, a-t-il ajouté.

Condamnant cette vague d'attentats, dont celui de Nassiriyah, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que la France faisait "pleinement confiance aux autorités irakiennes pour mener l'enquête et traduire les auteurs en justice".

Les violences ont touché plusieurs autres villes, dont la capitale Bagdad où un policier et un passant ont été tués par l'explosion de bombes dans le quartier chiite de Husseiniya, dans l'est de la ville. Huit autres personnes, dont quatre policiers, ont été blessées, ont ajouté des responsables des services de sécurité et de santé.

A Bassorah, au sud du pays, un attentat à la voiture piégée a fait trois morts et 24 blessés. Cinq personnes ont péri dans les mêmes circonstances et 40 autres ont été blessées devant un mausolée chiite de la province de Maysan, tandis que deux personnes ont été tuées à Tal Afar, au nord du pays, près de la frontière syrienne.

A Touz Khormato, près de Kirkouk, quatre personnes ont été tuées et 41 autres blessés par un véhicule piégé, devant un marché. A Taji, localité proche de Bagdad, deux passants ont été tués et 11 autres blessés par l'explosion d'un engin placé sur la chaussée.