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08/09/2012 09:46 EDT | Actualisé 08/11/2012 05:12 EST

Rencontre au sommet entre Harper et Hu Jintao

La rencontre attendue entre Stephen Harper et le président chinois Hu Jintao a eu lieu dimanche matin, en ce dernier jour du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), à Vladivostok en Russie.

Les deux hommes ont assisté à la signature d'un accord sur la promotion et la protection de l'investissement étranger entre les deux pays.

Ce cadre légal devrait aider à limiter les risques pour les Canadiens qui souhaitent investir en Chine. Ottawa estime que cette entente est importante, particulièrement au moment où les investissements canadiens en Chine ont augmenté de 10 % l'an dernier.

Le traité n'offre toutefois aucune protection en matière environnementale, ou encore en ce qui concerne les droits de la personne et des travailleurs.

Alors que le gouvernement canadien vise un renforcement des relations commerciales avec le géant économique de l'Asie, la rencontre avec M. Hu est considérée comme le moment fort de la participation canadienne au sommet de l'APEC.

Devant des gens d'affaires de Vancouver, le premier ministre avait affirmé jeudi que le Canada était en mesure d'établir une relation respectueuse avec la Chine, « sans toutefois avoir peur de poursuivre ses propres intérêts et de soulever ses préoccupations, comme le respect des droits de l'homme ».

Selon M. Harper, le Canada possède « des choses importantes que les Chinois désirent » et la Chine doit maintenant démontrer que ses entreprises peuvent jouer selon les règles canadiennes.

La rencontre a d'ailleurs eu lieu, alors que CNOOC, géant énergétique de l'État chinois, tente de mettre la main sur la firme canadienne d'hydrocarbures Nexen.

Une influence « minimale » sur l'Iran

Lors d'un point de presse tenu en conclusion du sommet, le premier ministre Harper est de nouveau revenu sur la décision de son gouvernement de suspendre les relations diplomatiques avec Téhéran et d'expulser les diplomates iraniens au pays.

Il a notamment répondu aux critiques qui reprochent à Ottawa d'avoir abandonné les trois Canadiens actuellement condamnés à mort en Iran. « La réalité est que notre influence - l'influence de n'importe quel parti - sur l'Iran est minimale », a-t-il déclaré, ajoutant que le Canada ne pouvait plus laisser ses diplomates courir des risques en Iran.

M. Harper a aussi déclaré qu'aucun geste de la République islamique ne le surprendrait. Selon lui, Téhéran a un comportement de plus en plus déplorable.

La crise syrienne, sujet de discorde

La veille, c'est plutôt le conflit syrien qui a occupé M. Harper lors de sa rencontre avec l'hôte du sommet, le président russe Vladimir Poutine.

Alors que le Canada souhaite que le président syrien Bachar Al-Assad mette fin au conflit en se retirant, la Russie refuse qu'il y ait une ingérence étrangère dans le dossier syrien. Inflexibles, les deux hommes sont demeurés sur leur position.

La Chine s'oppose elle aussi farouchement à toute intervention internationale en Syrie, mais Ottawa se dit déterminé à ce que ces désaccords politiques ne viennent pas nuire aux échanges économiques.

Quant au bilan plus large du sommet, il a permis d'abolir ou de réduire des barrières tarifaires entre les pays de la zone du Pacifique, notamment en ce qui concerne les produits dits « verts ».

Avec des informations de Jean-Françcois Bélanger