NOUVELLES
07/09/2012 12:00 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

USA: le vice-président Biden s'en prend aux "valeurs" de Romney, loue Obama

Le vice-président des Etats-Unis Joe Biden s'en est pris aux "valeurs" du candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney et a déversé une avalanche de compliments sur le président Barack Obama, jeudi soir devant la convention démocrate.

Dans un discours passionné de près de 40 minutes, M. Biden, 69 ans, a salué un président Obama au "coeur énorme" mais aussi à "la colonne vertébrale de fer" au moment de prendre les décisions difficiles.

"Et je pense qu'il a compris à quel point je lui étais profondément loyal", a assuré celui qui, comme M. Obama, parcourt de long en large, depuis le début de la campagne électorale, les Etats potentiellement décisifs le 6 novembre.

A ce titre, M. Biden qui, bien avant que M. Obama en fasse le point central de sa campagne, bénéficiait d'une image de défenseur des classes ouvrières et moyennes, a affirmé que les Américains sont "à la charnière de l'histoire" et que "la direction que nous prenons dépend de vous".

Il est revenu sur deux thèmes, le sauvetage de l'industrie automobile américaine au début du mandat de M. Obama en 2009, et le raid de commandos en mai 2011 lors duquel le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden a été tué.

Et il n'a pas résisté à recycler son expression favorite: "grâce aux actes qu'il (M. Obama) a entrepris, grâce à la détermination des travailleurs américains et de la bravoure sans égal de nos forces spéciales, nous pouvons dire désormais fièrement (...) +Oussama ben Laden est mort, et General Motors est vivant!+", s'est écrié le vice-président.

M. Biden, qui comme M. Obama la veille a reçu formellement jeudi à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est) l'investiture de sa formation pour défendre son poste le 6 novembre au côté du président sortant, a estimé que "les deux hommes qui veulent diriger ce pays dans les quatre ans à venir ont des visions de l'avenir et des valeurs fondamentalement différentes".

"Le gouverneur Romney croit que dans une économie mondialisée, là où les entreprises américaines mettent leur argent ou créent des emplois n'a pas beaucoup d'importance", a affirmé M. Biden, en allusion aux investissements de l'ancien dirigeant du Massachusetts et entrepreneur multimillionnaire dans des paradis fiscaux.

Depuis des mois, l'équipe de campagne de M. Obama met en cause les pratiques sociales de l'ancienne société d'investissement de M. Romney, Bain Capital, dans les entreprises qu'elle avait reprises.

"J'ai trouvé cela fascinant la semaine dernière lorsque le gouverneur Romney a dit que lorsqu'il serait président, il effectuerait une tournée pour les emplois. Eh bien, avec son soutien pour les délocalisations, ce serait une tournée à l'étranger", a ironisé M. Biden, s'assurant un franc succès.

tq/lb