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07/09/2012 10:41 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

Une émeutière évite la prison après avoir été clouée au pilori sur Internet

VANCOUVER - Une jeune femme dont la réputation a été entachée par un manque de jugement de 20 secondes lors de l'émeute de la Coupe Stanley de Vancouver a échappé à la prison, un juge ayant conclu que la campagne d'humiliation en ligne dont elle a été la cible était déjà amplement perturbante pour s'assurer qu'elle retienne la leçon.

Camille Cacnio, âgée de 23 ans, qui a été photographiée alors qu'elle volait des pantalons dans un magasin de vêtements, a plutôt écopé d'une peine avec sursis qui comprendra deux ans de probation, un couvre-feu et 150 heures de service communautaire. Elle héritera également d'un dossier criminel.

Mme Cacnio s'est attirée l'opprobre publique après que des photos d'elle aient fait leur apparition sur Internet, et des excuses publiques transmises sur le web n'ont semblé qu'empirer la situation.

Le juge de la cour provinciale Joseph Galati a accepté l'argument de Mme Cacnio selon lequel son comportement du 15 juin 2011 était inhabituel pour quelqu'un qui semblait avoir un brillant avenir devant soi.

La peine imposée à la jeune femme est la moins sévère jusqu'à maintenant, alors que les émeutiers doivent affronter le système judiciaire, et pourrait établir un précédent pour d'autres qui semblent avoir eu une implication minime dans l'émeute et qui ne sont pas accusés de vandalisme ou de violence. Un seul autre émeutier, Robert Snelgrove, a échappé à la prison, bien qu'il ait reçu une peine de résidence surveillée.

Le juge a également souligné que Mme Cacnio devra malgré tout vivre avec les conséquences de sa condamnation en vertu du droit criminel, en plus de noter qu'elle avait déjà grandement souffert en raison de l'intérêt suscité par son cas dans les médias et en ligne.