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07/09/2012 07:37 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

Northern Gateway: la parole d'Enbridge est mise en doute aux audiences

EDMONTON - Une avocate du gouvernement de la Colombie-Britannique s'en est prise au président du projet d'oléoduc Northern Gateway vendredi, laissant entendre qu'alors que la société mère Enbridge promet de nettoyer les dégâts advenant un déversement de pétrole, elle crée des structures corporatives afin de limiter les coûts du nettoyage qu'elle aurait à assumer.

Me Elisabeth Graff a questionné John Carruthers sur la décision d'Enbridge de se détacher du projet Northern Gateway en s'impliquant comme partenaire limité en finançant le projet à 50 pour cent, le reste étant assumé par des investisseurs privés.

Selon Me Graff, cela permettrait à Enbridge de ne payer seulement qu'un montant équivalent à 50 pour cent dans le cas d'une catastrophe majeure, comme le déversement survenu au sud du Michigan en 2010, qui lui a coûté 800 millions $.

M. Carruthers a quant à lui déclaré qu'on ne devrait pas s'attarder à la structure de l'entreprise et qu'un éventuel déversement serait nettoyé et payer par les propriétaires. Il a indiqué que les coûts seraient assumés par une assurance ainsi que par les économies de l'entreprise. Le projet Northern Gateway doit rapporter plus de 300 millions $ en profits nets annuels.

M. Carruthers et six économistes de la compagnie ont dû répondre à des questions durant toute la semaine alors que se tient une commission conjointe menée par l'Office national de l'énergie (ONE) et par l'Agence canadienne d'évaluation environnementale.

Les trois membres de la commission ont le mandat de faire des recommandations au gouvernement fédéral d'ici la fin de la prochaine année concernant la nécessité d'un oléoduc, la sécurité des citoyens et la protection de l'environnement.