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07/09/2012 02:09 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

Les salariés d'un 7e dépanneur Couche-Tard veulent se syndiquer

MONTRÉAL - Les syndiqués d'un septième dépanneur Couche-Tard ont déposé une requête en accréditation syndicale à la Commission des relations du travail.

Cette fois, il s'agit des employés d'un dépanneur situé à Boisbriand. Comme dans les autres cas, les salariés ont choisi de fonder un syndicat affilié à la CSN, puisque cette centrale syndicale mène une campagne de syndicalisation au sein de la chaîne de dépanneurs.

La CSN affirme avoir syndiqué à ce jour près d'une centaine de travailleurs dans des dépanneurs Couche-Tard au Québec.

Les autres établissements dans lesquels un syndicat est présent sont situés à Victoriaville, Saint-Liboire, Saint-Hubert et Montréal (trois, dans les arrondissements Roxboro-Pierrefonds et Rosemont-La Petite Patrie).

Deux des dépanneurs de Montréal dont les employés s'étaient syndiqués ont depuis fermé leurs portes. La direction de l'entreprise allègue que ces dépanneurs n'étaient pas suffisamment rentables, alors que la CSN y voit «des représailles antisyndicales». Elle a d'ailleurs porté plainte à ce sujet et la cause est présentement entendue par la Commission des relations du travail.

Dans un communiqué transmis vendredi, la CSN affirme que «la syndicalisation est bien en marche chez Couche-Tard; rien ne pourra l'arrêter».

Des négociations sont en cours en vue de conclure une première convention collective dans les dépanneurs de Saint-Liboire, Saint-Hubert et Pierrefonds, précise la CSN. Les syndiqués revendiquent des augmentations de salaire, quatre congés de maladie payés et des améliorations aux conditions de santé et sécurité au travail.

L'action de Couche-Tard a avancé vendredi de 3 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 49,95 $.