NOUVELLES
07/09/2012 10:55 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

La police bahreïnie disperse une manifestation de chiites à Manama

La police bahreïnie a dispersé vendredi à coups de gaz lacrymogène des dizaines de manifestants chiites qui ont tenté de se regrouper à Manama pour demander la libération de figures de l'opposition, ont rapporté des témoins.

Les manifestants, venus par petits groupes de ruelles latérales, ont été empêchés de converger vers une artère principale où ils entendaient de défiler.

Certains portaient des banderoles proclamant: "La liberté aux prisonniers" et "Nous voulons une justice indépendante", selon les témoins qui ont fait état de la présence parmi les manifestants de cheikh Ali Salmane, le chef du Wefaq, le principal mouvement de l'opposition chiite.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué, dans un communiqué, que cette manifestation était interdite et que tous ceux qui y participeraient enfreindraient la loi.

Les protestataires entendaient manifester contre le verdict d'une cour d'appel qui a confirmé mardi de lourdes peines pour 13 opposants ayant joué un rôle de premier plan dans le soulèvement de 2011 dirigé par les chiites, majoritaires dans le pays, contre la monarchie sunnite.

Sept des opposants, dont le militant des droits de l'Homme Abdel Hadi al-Khawaja, ont été condamnés à la perpétuité.

Les Etats-Unis, la France et l'OONU ont critiqué ce verdict.

Cinq mouvements d'opposition bahreïnis, dont le Wefaq ont appelé pour leur part à "la libération immédiate des prisonniers" qu'ils ont qualifiés de "détenus d'opinion".

Des manifestations sporadiques, notamment dans des villages chiites, se sont multipliées après la répression meurtrière menée de mi-février à la mi-mars 2011, qui avait mis fin aux manifestations menées par les chiites à Manama.

bur/mh/tp