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07/09/2012 03:42 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

Guinée-Bissau: la veuve du président Vieira assassiné veut rentrer et témoigner

Une des veuves du président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira, assassiné en 2009, veut être entendue par la justice de son pays et a lancé vendredi un appel aux forces ouest-africaines de la Cédéao pour qu'elles assurent sa protection, à son retour dans son pays.

"Je lance un appel à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour qu'elle assure la protection de mon intégrité physique. Je veux rentrer dans mon pays et parler de l'assassinat de mon mari, je veux être entendue par la justice", a déclaré à l'AFP Nazareth Pina Vieira, qui fut une des épouses du président avec Isabel Vieira. Elle vit en France avec ses trois enfants.

"J'ai des vérités importantes à livrer à la justice bissau-guinéenne et je veux participer" à un éventuel "procès", a-t-elle ajouté. "Je veux savoir pourquoi mon mari a été assassiné", a-t-elle répété, invoquant pêle-mêle des motifs "crapuleux" et "politiques".

Le président Vieira avait été tué en mars 2009 par des militaires, quelques heures après l'assassinat du chef d'état-major des forces armées Batista Tagmé Na Waie.

Deux autres personnalités politiques, dont le ministre de l'Administration territoriale Baciro Dabo, avaient été assassinés en juin de la même année.

Aucun jugement n'a encore été rendu concernant ces assassinats.

Une force militaire de la Cédéao de quelque 700 hommes est déployée en Guinée-Bissau pour sécuriser les organes de transition après un coup d'Etat en avril dernier.

Un processus de transition politique est en cours après l'installation d'un président intérimaire, Manuel Serifo Nhamadjo.

La Guinée-Bissau, en proie à une instabilité chronique, a souvent été décrite ces dernières années comme une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe.

cf/lbx/gib