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06/09/2012 07:48 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Obama: la présidentielle, le "choix le plus clair" de cette génération

Le président Barack Obama devait affirmer jeudi que les électeurs américains feront face au "choix le plus clair" de cette génération lors de l'élection du 6 novembre, tout en mettant en garde contre les difficultés à venir pour relancer l'économie du pays.

Reconnaissant que la voie qu'il propose "ne sera ni rapide, ni facile", le président américain assure à ses compatriotes qu'ils l'ont élu en 2008 pour qu'il leur dise "la vérité". "Et la vérité est qu'il nous faudra davantage que quelques années pour résoudre des problèmes qui se sont accumulés depuis des décennies", ajoute-t-il, selon des extraits de son discours devant la convention démocrate, diffusés à l'avance.

"En fin de compte, lorsque vous prendrez ce bulletin de vote, vous vous retrouverez face au choix le plus clair depuis une génération. Dans les années à venir, de grandes décisions seront prises à Washington, sur l'emploi et l'économie, les impôts et les déficits, l'énergie et l'éducation, la guerre et la paix, des décisions qui auront des conséquences énormes sur nos vies et celles de nos enfants dans les décennies à venir", poursuit M. Obama.

"Ce sera un choix entre deux chemins différents pour les Etats-Unis", selon M. Obama, qui doit prononcer ce discours à 22H10 (02H10 GMT) devant les milliers de délégués démocrates réunis depuis trois jours dans le "Time Warner Cable Arena", un complexe de 15.000 places à Charlotte en Caroline du Nord (sud-est).

Il devait également, selon ces extraits, détailler plusieurs propositions pour la plupart déjà connues, comme la création d'un million d'emplois dans le secteur manufacturier d'ici à la fin 2016, la réduction de moitié d'ici à 2020 des importations de pétrole, le recrutement de 100.000 enseignants de matières scientifiques ou encore économiser l'argent de la guerre pour financer les investissements.

L'entrée en scène de M. Obama intervient à un moment clé dans la campagne, à deux mois exactement d'une élection présidentielle qui s'annonce extrêmement serrée.

M. Obama et son adversaire républicain Mitt Romney sont dans un mouchoir de poche selon les sondages, et le pays ne s'est toujours pas remis de la crise économique, avec un taux de chômage de 8,3%, contre 5% en 2008.

De son côté, M. Romney a invité jeudi le président à dresser la liste de ses promesses non tenues plutôt que d'en faire de nouvelles. "Ces quatre dernières années, le président a assuré qu'il allait créer des emplois pour les Américains et ce n'est pas arrivé. Il a promis qu'il réduirait le déficit de moitié et ce n'est pas arrivé", a martelé M. Romney à Concord, dans le New Hampshire (nord-est).

Depuis mardi à Charlotte, de grands noms du parti, élus locaux ou simples particuliers ont développé leurs arguments en faveur d'un nouveau mandat de quatre ans pour M. Obama.

"Nous allons entendre le meilleur discours de sa vie ce soir", assurait une volontaire démocrate, Brenda Stone, tandis qu'une déléguée du Michigan, Lavonia Perryman, tempérait quelque peu les attentes en jugeant difficile qu'il puisse reproduire l'exaltation de son discours devant la convention de Denver (Colorado, ouest) en 2008.

Mercredi soir, Bill Clinton avait une fois encore montré qu'il était un orateur hors pair en prononçant un vibrant plaidoyer en faveur de son successeur. L'ex-président, qui a fait un triomphe auprès des démocrates, a dit croire en lui "de tout coeur" et insisté sur ses capacités à redresser l'économie.

Le président devait être précédé jeudi soir sur scène par le candidat malheureux de 2004 John Kerry, qui parlera politique étrangère, et par son propre vice-président Joe Biden.

Plusieurs célébrités, comme les actrices Eva Longoria et Scarlett Johansson, devaient également intervenir à la tribune.

M. Obama doit repartir en campagne vendredi avec M. Biden dans le New Hampshire et l'Iowa (centre), deux Etats-clé où M. Romney a prévu de se rendre le même jour. Les deux camps auront les yeux rivés sur les chiffres mensuels du chômage qui tomberont vendredi matin.

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