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06/09/2012 04:47 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Le Club jockey a remporté son pari, les courses reprendront à Trois-Rivières

TROIS-RIVIERES, - Le Club jockey du Québec a remporté son pari, les courses reprendront comme prévu ce dimanche à l'hippodrome de Trois-Rivières.

Le retour des activités à l'hippodrome, fermé en 2008, devrait constituer un élément porteur pour l'économie de la Mauricie, croit le directeur général du Club, Vincent Trudel. Il estime que cet ajout deviendra rapidement un élément important de l'offre touristique régionale. Avec une pointe de fierté, il confirme que le seul hippodrome professionnel au Québec se trouve désormais à Trois-Rivières.

Ironiquement, c'est un peu à Québec que la Mauricie doit cette reprise des paris équestres. Ces derniers mois, le club louait l'hippodrome de la Vieille-Capitale pour ses activités. Or ce terrain a été réquisitionné pour la construction du futur amphithéâtre.

Après avoir analysé les options disponibles, Trois-Rivières a été retenue comme destination pour le retour des courses hippiques.

Le tandem formé de Tony Infilise, président du Club jockey, et de Vincent Trudel s'affaire à mettre en oeuvre le premier événement d'une programmation qui s'amorcera le 9 septembre pour prendre fin le 9 octobre. Les dix programmes de course seront présentés les dimanches à 13h et les mardis, en soirée, dès 19h.

Il aura fallu deux bonnes années pour relancer les activités hippiques. Depuis 2010, le Club jockey a accumulé des revenus autonomes et a tiré des profits de ses activités en ligne et de ses paris sur Internet. En deux ans, il a pu se constituer suffisamment de réserves financières pour procéder à l'acquisition de l'hippodrome, le tout, sans financement public.

Le nouvel hippodrome peut accueillir jusqu'à 3000 personnes, davantage par de belles journées ensoleillées. M. Trudel se dit persuadé que les retombées économiques régionales se feront ressentir dès l'an prochain.

En 2013, l'organisation entend quadrupler les événements et porter à 40 le nombre de programmes de course.

«Dans les années 1970, l'hippodrome de Blue Bonnets comptait 7000 spectateurs par jour et il s'y pariait jusqu'à un million de dollars par jour», se souvient Vincent Trudel.

Sans prétendre retrouver ce niveau d'activités, il fonde beaucoup d'espoir sur l'intérêt que suscitent toujours les courses de chevaux, à son avis.

«On sent déjà un intérêt de la part des clients. C'est un produit qui fait appel à des connaissances, du jugement et de la stratégie, des éléments qui sont prisés chez plusieurs adeptes des jeux», explique Vincent Trudel.

Tony Infilise souhaite donner un nouvel élan aux courses de chevaux.

«Nous voulons valoriser le cheval et présenter un produit attrayant pour les familles et un grand segment de la population», souligne le président du Club jockey du Québec.