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06/09/2012 02:40 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

La relation avec Moscou est "forte", malgré la Syrie, assure Washington

Les Etats-Unis ont assuré jeudi que leur relation avec la Russie était "forte", malgré des "désaccords" sur le conflit syrien, un dossier sur lequel le président russe Vladimir Poutine a demandé aux Occidentaux de changer de position.

Les relations américano-russes "sont bonnes" et cela a permis d'en "retirer d'importants dividendes", a déclaré le porte-parole adjoint du département d'Etat, Patrick Ventrell.

"Il y a évidemment des questions sur lesquelles nous sommes en désaccord, au premier rang desquelles figure sans aucun doute la Syrie. Mais nous continuons d'avoir une relation productive avec la Fédération de Russie. La relation est forte", a insisté le responsable américain.

Le porte-parole n'a pas voulu polémiquer avec la presse qui l'interrogeait après que le Kremlin eut annoncé que M. Poutine rencontrerait brièvement la secrétaire d'Etat Hillary Clinton lors du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), samedi et dimanche à Vladivostok.

Mme Clinton y représentera le président américain Barack Obama, qui fait campagne pour sa réélection en novembre prochain, et doit s'entretenir avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. En décembre, M. Poutine avait accusé Mme Clinton, qui avait critiqué le déroulement des élections législatives russes, d'encourager la contestation à son encontre.

En mai, M. Poutine avait boudé un sommet du G8 à Camp David, aux Etats-Unis, arguant de la nécessité de former un nouveau gouvernement. Peu après, l'administration Obama avait confirmé que le président américain ne se rendrait pas à l'Apec.

Très critiqué par les Etats-Unis pour son soutien au régime syrien, M. Poutine a balayé jeudi les appels internationaux à modifier sa position sur ce dossier, demandant au contraire aux Occidentaux et aux pays arabes qui soutiennent la rébellion de changer de point de vue sur la résolution de ce conflit qui dure depuis 18 mois.

Interrogé par la télévision publique en anglais Russia Today, M. Poutine a enfin jugé que M. Obama était "une personne sincère et (qui) voulait réellement changer beaucoup de choses pour le mieux", mais qu'il en serait empêché par le "lobby militaire" et celui du département d'Etat.

nr/sam