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06/09/2012 06:09 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Bell et Pelletier-Roy s'imposent au sprint du Grand Prix cycliste de Québec

QUÉBEC - Les Canadiens ont fait belle figure, jeudi, à l'occasion du «challenge sprint pro» du Grand Prix cycliste de Québec.

Zach Bell (Spidertech) et le jeune Québécois Rémi Pelletier-Roy (Garneau-Quebecor-Norton Rose) ont remporté les médailles d'or et d'argent, respectivement.

Pelletier-Roy, étudiant en médecine de l'Université Laval, a créé la surprise en coiffant l'Australien Matthew Goss (Orica-Greenedge), qui a enlevé le bronze.

L'autre Québécois en lice, David Veilleux (Europcar), a subi l'élimination dès le premier tour du tournoi éliminatoire qui regroupait 24 coureurs, soit un par équipe inscrite aux courses sur route de Québec et de Montréal.

«Je ne voulais pas me laisser impressionner parce que je savais que ces gars-là sont des années en avant de moi, a souligné Pelletier-Roy. Je me suis dit, 'vas-y une vague à la fois', et j'ai fait mon bonhomme de chemin.»

Demi-finaliste l'an dernier, le cycliste âgé de 22 ans natif de Longueuil visait d'atteindre la finale.

«Une fois en finale, c'était mission accomplie, a-t-il continué. Mais pour terminer en beauté, je voulais monter sur le podium. Je me suis élancé à l'avant en début de finale. Je me disais que j'avais de meilleures chances de finir deuxième ou troisième. C'est ce qui est arrivé.»

Il a admis que ça lui a fait un velours de devancer Goss de justesse à l'arrivée, devant des millers de personnes sur la Grande-Allée. Michael Matthews, un autre Australien, a pris le dernier rang en finale.

«Ça revêt une grande importance pour moi, a résumé Pelletier-Roy. C'est sûr que cette épreuve n'a rien à voir avec une course de 200 kilomètres. Mais ça démontre que si je persévère et que j'améliore mon endurance, j'ai peut-être de l'avenir en cyclisme.»

Pelletier-Roy et ses jeunes équipiers de l'équipe canadienne vivront une belle expérience en se frottant à l'élite mondiale, vendredi uniquement.

Bell s'est défoncé

L'épreuve de sprint d'un kilomètre, qui ne compte pas au classement cumulatif de l'Union cycliste internationale (UCI), en est une de mise en jambes aux Grands Prix. C'est la deuxième année qu'on la présente à Québec.

Le champion Bell, natif de Watson Lake, au Yukon, a pu se défoncer au cours des quatre tours de la compétition parce qu'il ne participera pas à l'étape de Québec. Spécialiste des courses sur piste, Bell a terminé septième de la nouvelle épreuve de l'omnium aux récents Jeux olympiques de Londres.

«Cette victoire ne change rien: je ne tiens pas plus à être de la partie vendredi, a lancé Bell. Notre équipe mise sur des coureurs qui ont de meilleures chances de bien faire que moi sur ce parcours. Je ne suis pas dans une bonne forme pour me taper 200 kilomètres.

«Je savais que ma contribution aux succès de notre groupe au Québec passait par cette épreuve, et j'ai tout donné», a-t-il ajouté, à bout de souffle.

Le Canadien âgé de 29 ans a succédé à Michael Markov (Saxo Bank), vainqueur du «challenge sprint pro» en 2011.

Veilleux, lui, était quelque peu déçu de ne pas avoir fait mieux devant son public.

«Comme je ne m'entraîne plus spécifiquement pour les sprints, je n'avais pas de grandes attentes, a commenté l'athlète de 24 ans originaire de Cap-Rouge. J'aurais au moins voulu franchir un tour. Il reste que l'objectif est d'être à son mieux vendredi.»

Place aux choses sérieuses justement, vendredi matin, dans les rues de Québec et sur les plaines d'Abraham. Les 176 participants se farciront 16 boucles de 12,6 kilomètres chacune, pour un total de 201,6 km, avec un dénivellé total de 2976 mètres.

Dimanche, la course de Montréal aura lieu sur un circuit routier de 12,1 kilomètres à parcourir 17 fois, incluant la fameuse côte Camilien-Houde, pour une distance de 205,7 km et une dénivellation de 3893 mètres.