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05/09/2012 02:57 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Syrie: il faut "laisser du temps" à M. Brahimi (ambassadeur allemand ONU)

L'ambassadeur allemand à l'ONU Peter Wittig, qui vient de prendre la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de septembre, a estimé mercredi qu'il fallait "laisser du temps" à Lakhdar Brahimi pour mener sa médiation en Syrie.

"Même si la situation sur le terrain est dramatique", le nouvel émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe "est dans une phase exploratoire", a déclaré M. Wittig en présentant à la presse le programme de la présidence allemande. "Nous devons lui laisser du temps pour cela".

Il a reconnu que "beaucoup d'espoirs reposent désormais" sur M. Brahimi, qui a succédé à Kofi Annan le 1er septembre, mais il "a pris grand soin de ne pas susciter des espoirs qu'il ne peut pas réaliser".

M. Wittig a dit espérer que M. Brahimi s'adressera au Conseil "une fois qu'il aura terminé son voyage dans la région". Le médiateur a prévu de se rendre au Caire puis à Damas prochainement mais aucune date n'a été annoncée.

M. Wittig avait rencontré mardi M. Brahimi pour discuter de sa mission et "lui renouveler le soutien du Conseil de sécurité dans sa tâche difficile".

Parmi les temps forts de la présidence allemande, l'ambassadeur a annoncé une session ministérielle du Conseil le 26 septembre qui sera consacrée aux "changements dans le monde arabe", sous la présidence du chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle. Le secrétaire général de l'ONU et celui de la Ligue arabe, Ban Ki-moon et Nabil al-Arabi, devraient y assister.

Outre la Syrie, le Conseil sera amené en septembre à débattre du Soudan et Soudan du Sud, de l'Afghanistan, du Mali et du Sahel.

A propos du Mali, M. Wittig a rappelé qu'il revenait aux "acteurs africains", en particulier la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), de saisir le Conseil de l'envoi d'une force panafricaine et de lui fournir des précisions sur cette force. Il a dit "ne pas savoir pour l'instant si l'accord du Mali (pour cette force) a été communiqué officiellement aux autorités de la Cédéao".

Selon un diplomate français, le président malien de transition Dioncounda Traoré a requis "formellement" une intervention dans son pays des troupes de la Cédéao mais cette annonce n'a pas été confirmée à Bamako.

avz/sam