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05/09/2012 04:18 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Québec: la fusillade de Montréal est un acte "isolé", estime Pauline Marois

La nouvelle Première ministre du Québec Pauline Marois a estimé mercredi que l'attentat qui a endeuillé son discours de victoire, en faisant un mort par balles et un blessé la veille, était un acte "isolé" qui ne l'empêcherait pas "d'aller de l'avant".

"C'est un événement isolé. C'est le cas d'une personne qui a probablement un problème", a déclaré Mme Marois, qui a porté mardi soir les indépendantistes du Parti Québécois (PQ) à la tête de la province francophone, après une absence de neuf ans.

"Je crois que nous sommes une société profondément démocratique, très respectueuse des droits des uns et des autres et que nous sommes une société non violente", a-t-elle insisté lors de sa première conférence de presse de chef de gouvernement.

Un anglophone du Québec âgé de 62 ans a ouvert le feu devant une porte dérobée de la salle de spectacle où Mme Marois prononçait son discours de victoire, tentant ensuite de mettre le feu à l'édifice. Un technicien chargé de la sonorisation est décédé sur le coup et un deuxième homme a été blessé.

Mme Marois a alors été évacuée de la scène par ses gardes du corps. "Quand on m'a amenée en coulisses, j'ai constaté qu'il y avait eu un blessé", a-t-elle raconté. "J'ai vu la porte s'entrouvrir avec une boule de feu. C'est une bombe fumigène, mais la porte a été refermée immédiatement", a-t-elle poursuivi, expliquant qu'après avoir été assurée que la situation était sous contrôle, elle avait voulu retourner sur scène.

La nouvelle chef de gouvernement, qui compte former son cabinet d'ici deux semaines, a par ailleurs détaillé son agenda politique pour les premières semaines de son mandat. "Je suis profondément affectée, mais je dois aller de l'avant et assumer mes responsabilités", a-t-elle souligné.

Confirmant l'annulation de la hausse des droits de scolarité universitaires "par décret", comme annoncé plus tôt par un syndicat étudiant, elle a indiqué vouloir tenir "un sommet sur l'enseignement supérieur".

Mme Marois a notamment indiqué qu'elle comptait légiférer "pour empêcher que des entreprises de construction condamnées puissent obtenir des contrats gouvernementaux", une mesure qui fait suite à plusieurs scandales d'attribution de marchés publics, et renforcer l'usage du français.

Sans majorité à l'Assemblée nationale, Pauline Marois devra composer avec les autres partis.

D'ores et déjà, François Legault, le chef du troisième parti au parlement québécois, la Coalition Avenir Québec, a dit qu'il avait "assuré (Mme Marois) de tout son soutien pour faire un certain nombre de changements".

sab/via/lor