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04/09/2012 10:31 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Le film <i>Starbuck</i> remporte son pari en France

L'été a bien profité au film québécois Starbuck, qui remporte un beau succès en France. Deux mois après sa sortie, le long métrage de Ken Scott a engrangé 372 000 entrées et semble avoir ses chances d'atteindre les 400 000.

Accueilli par une critique globalement très élogieuse, le film mettant en vedette Patrick Huard avait connu fin juin un démarrage en demi-teinte, avec tout de même 100 000 entrées en une semaine pour 189 copies. Mais il a ensuite fait preuve d'une constance absolument exceptionnelle, avec une fréquentation hebdomadaire oscillant depuis six semaines entre 25 000 et 30 000 entrées, même si plusieurs grosses productions ont pris l'affiche entre-temps.

Starbuck a même réussi le notable exploit d'augmenter le nombre de spectateurs certaines semaines, là où normalement la courbe des entrées descend inexorablement. Le phénomène est encore plus marqué à Paris, où le film marche nettement mieux qu'en province, indique-t-on.

Le distributeur, Diaphana, qui avait mis en place une grosse campagne de promotion pour la sortie de Starbuck, a donc réussi son pari. La perspective, largement relayée dans les médias, d'une version américaine du film produite par les studios Spielberg (avec Vince Vaughn, Chris Pratt et Cobie Smulders) a sans doute donné un bon coup de pouce à la comédie.

Celle-ci a joui d'une rumeur considérable, qui s'est notamment exprimée dans les commentaires de spectateurs enthousiastes sur les sites Internet spécialisés dans le cinéma. Sur le plus important d'entre eux, Allociné, Starbuck se classe même au deuxième rang des films préférés des amateurs de cinéma, derrière le dernier Batman, présenté en France sous son titre anglais : The dark knight rises.

Performance correcte pour Laurence anyways

Laurence anyways, de Xavier Dolan, se tire moins bien d'affaire, victime d'une petite sortie estivale. Six semaines après avoir pris l'affiche, il cumule 88 833 entrées, dont la moitié à Paris. Ce n'est pas mauvais compte tenu des circonstances, estime-t-on, mais assez peu au regard de la couverture médiatique énorme et des critiques dithyrambiques suscitées par l'ambitieux long métrage du « prodige » québécois.

Laurence anyways n'atteindra vraisemblablement pas le seuil des 100 000 spectateurs.

Les regards se tournent désormais vers Monsieur Lazhar, de Philippe Falardeau, qui sort en France ce mercredi.