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02/09/2012 08:47 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT

Syrie: le CNS va s'élargir et se réformer (porte-parole)

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a décidé de s'élargir à de nouveaux groupes de l'opposition et se réformer en élisant ses dirigeants lors d'une Assemblée prévue fin septembre, a annoncé dimanche son porte-parole George Sabra.

Ces décisions ont été prises lors d'une réunion de la direction du CNS à Stockholm qui s'est achevée samedi soir.

Au cours de cette réunion, le mandat du président Abdel Basset Sayda, qui devait prendre fin le 9 septembre, a été prolongé d'un mois, jusqu'à l'Assemblée générale prévue fin septembre.

Le mandat de l'actuel président "a été renouvelé jusqu'à fin septembre", date à laquelle se réunira l'Assemblée générale, a dit M. Sabra.

"De nouveaux courants de l'opposition vont rejoindre le CNS. Il y aura au moins cinq ou six nouveaux groupes de l'intérieur et de l'extérieur de la Syrie" qui seront intégrés à l'Assemblée générale du CNS, a déclaré M. Sabra à l'AFP.

L'Assemblée passera de moins de 300 membres à 400 membres et chaque groupe de l'opposition sera représenté par 20 membres, a poursuivi M. Sabra.

Il a par ailleurs été décidé à Stockholm de "réformer" le mode de fonctionnement du CNS en le "démocratisant" avec l'élection pour la première fois de l'ensemble de sa direction, a poursuivi le porte-parole. "L'Assemblée générale élira le secrétariat général qui élira le Bureau exécutif et le président", a-t-il expliqué.

M. Sayda et son prédécesseur Burhan Ghalioun, premier président du CNS créé en octobre 2011, avaient été désignés par consensus par la direction du conseil (qui rassemble Frères musulmans, libéraux, indépendants).

Ces démarches répondent à la fois aux demandes des soutiens occidentaux de l'opposition syrienne qui souhaitent la voir se fédérer autour d'un projet commun pour l'après Bachar al-Assad rassemblant tous les mouvements et toutes les communautés, et aux critiques de plusieurs figures du CNS qui ont dénoncé ces derniers mois la "paralysie" du Conseil en raison de son mode de fonctionnement qu'ils jugent non démocratique.

Cependant le CNS ne sera pas élargi aux courants proches du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND, basé à Damas) favorables à un renversement "non violent" du régime. Ces courants composent la principale divergence avec le CNS au sein de l'opposition, a indiqué Monzer Makhous coordinateur des relations extérieures du CNS.

"La composition du CNS ne sera plus la même, mais les courants proches du CCCND ne seront pas intégrés", a-t-il indiqué.

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