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02/09/2012 01:36 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

Cisjordanie: début de l'évacuation, dans le calme, de la colonie de Migron

Quelques familles ont commencé à évacuer volontairement la colonie sauvage de Migron tôt dimanche matin, à l'approche de l'expiration mardi du délai fixé par la Cour Suprême israélienne pour l'évacuation, ont rapporté les médias israéliens.

Des forces de police ont été déployées dans la colonie sauvage, la plus vaste et la plus ancienne de Cisjordanie, a constaté un correspondant de l'AFP sur place.

Des heurts ont éclaté entre plusieurs dizaines d'adolescents vivant dans des colonies voisines, qui s'opposent à l'évacuation, et des gardes-frontière israéliens, selon les médias.

La Cour suprême a ordonné la semaine dernière l'évacuation des habitants de Migron, située au nord de Ramallah, d'ici au 4 septembre.

Les habitations seront ensuite "déplacées" avant le 11 septembre, a également décidé la Cour suprême qui avait déjà reporté l'application de l'évacuation, prévue initialement le 21 août.

Selon des documents judiciaires, Migron, construite en partie sur des terres privées palestiniennes sans l'autorisation du gouvernement israélien en mai 2001, et censée être démantelée depuis dix ans, comptait environ 250 habitants en 2009.

Israël considère comme illégales les colonies sauvages construites sans l'accord du gouvernement.

Plus de 340.000 Israéliens habitent dans des colonies en Cisjordanie occupée, et plus de 200.000 autres dans une douzaine de quartiers érigés dans la partie orientale de Jérusalem occupée et annexée par Israël depuis juin 1967.

Aux yeux de la communauté internationale, cette annexion est illégale, de même que toutes les colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien.

dms/sbh