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01/09/2012 02:49 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

L'émissaire Brahimi appelle toutes les parties à cesser la violence en Syrie

Le nouveau médiateur international en Syrie, Lakhdar Brahimi, a appelé toutes les parties à cesser la violence, tout en jugeant que le pouvoir assumait une "plus grande" part de responsabilité dans l'arrêt des hostilités, dans une interview samedi à la chaîne Al-Arabiya.

Dans cette interview publiée sur le site de la chaîne satellitaire basée à Dubaï, M. Brahimi a estimé qu'il était "trop tôt pour évoquer l'envoi de troupes arabes ou internationales en Syrie" car "une intervention militaire signifierait l'échec du processus politique".

"Toutes les parties doivent arrêter de recourir à la violence", a dit cet émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe qui a pris ses fonctions officiellement samedi. Mais il a souligné que "le gouvernement assume un rôle et une responsabilité plus grands" dans la cessation des hostilités.

Pour lui, il ne faut pas "avoir d'idées préconçues" pour une solution en Syrie, où la répression et les combats entre rebelles et soldats ont fait en près de 18 mois de révolte plus de 26.000 morts selon une ONG syrienne.

"Le gouvernement syrien réalise sans aucun doute l'ampleur des souffrances du peuple syrien et ses demandes (...) Le changement est nécessaire et urgent, et il faut réaliser les aspirations légitimes du peuple syrien", a dit M. Brahimi.

L'opposition, de son côté, doit réaliser que "la situation est dangereuse" et qu'il faut privilégier "l'intérêt du peuple syrien et non l'intérêt de groupes ou d'individus", a ajouté l'émissaire.

Il a souligné qu'il ne pouvait pas mener à bien sa mission "sans un appui total et clair du Conseil de sécurité" de l'ONU, profondément divisé sur la Syrie entre Russes et Occidentaux, tout en estimant qu'une résolution de cette instance n'était pas nécessaire pour le moment.

M. Brahimi a remplacé Kofi Annan, qui a démissionné le 2 août après l'échec de ses efforts pour un règlement du conflit en Syrie en invoquant notamment un manque de soutien des grandes puissances.

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