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21/08/2012 06:13 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Croisade d'une mère pour le don d'organes obligatoire

La mère d'une jeune femme de 20 ans décédée en juillet dernier croit que seul le don d'organe rendu obligatoire aurait pu sauver la vie de sa fille. Elle a donc décidé de poursuivre la lutte qu'avait entamée sa fille pour sensibiliser la classe politique et la population à l'importance du don d'organes.

Laurence Mainville est décédée le 22 juillet dernier à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Elle était en attente d'une greffe coeur-poumons.

Selon sa mère, Louise Doyon, le don d'organe doit devenir automatique lors du décès. « Tu décèdes et tes organes deviennent propriété de l'État pour être greffés si c'est possible. »

Laurence souffrait d'hypertension artérielle pulmonaire et avait besoin d'une greffe coeur-poumons. Elle a mené une grande bataille pour sensibiliser les gens au don d'organes, mais pour elle il est maintenant trop tard.

« Son état empirait, empirait et empirait. On a attendu la greffe pendant un an, ce qui n'est jamais venu. Finalement, le 26 juin dernier, on nous a dit que son rein était touché, qu'on ne pouvait plus la greffer », raconte Louise Doyon.

La cardiologue pédiatrique Christine Houde, qui a assuré le suivi médical de Laurence pendant de longues années, est du même avis que Mme Doyon. Elle croit que la classe politique doit être davantage sensibilisée à l'importance du don d'organe.

« C'est une mentalité de société à changer. [...] Il n'y a pas de raison pour que les politiciens n'arrivent pas à convaincre la population qu'on est tous donneurs d'organes jusqu'à preuve du contraire », affirme-t-elle.

Au Canada une personne meurt chaque jour en attente d'un don d'organes.