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23/07/2012 07:07 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

Zimbabwe/sanctions: les conditions de l'UE sont absurdes selon le parti de Mugabe

La Zanu-PF, le parti du président zimbabwéen Robert Mugabe, a qualifié lundi de "non-sens" la proposition de l'Union européenne de suspendre la majorité de ses sanctions si le pays organisait un référendum constitutionnel "crédible" pour préparer des élections démocratiques.

"C'est un non-sens! Pourquoi parlent-ils d'une levée des sanctions qui dépendrait de la tenue et du résultat d'un référendum? Nous ne pensons pas que c'est la bonne façon de procéder. Nous disons que toutes les sanctions doivent être supprimées", a déclaré à l'AFP Rugare Gumbo, porte-parole du parti.

Ces sanctions avaient été imposées en 2002 après des élections organisées dans un climat de violence et d'intimidation. Une partie d'entre elles ont été levées en février afin d'encourager les "progrès" des réformes, et le camp de M. Mugabe avait fait campagne pour obtenir leur suppression.

"Nous n'avons jamais dépendu de l'UE. Nous dépendons de nous-mêmes, et leurs décisions sur les sanctions ne font pas de différence", a minimisé M. Gumbo lundi.

La Zanu-PF a souvent mis en cause les sanctions ces dernières années pour expliquer la déconfiture économique du pays.

L'adoption d'une nouvelle Constitution figure dans les accords passés en 2008 entre M. Mugabe, 88 ans, et son rival Morgan Tsvangirai, devenu Premier ministre à la tête d'un fragile gouvernement d'union nationale formé pour éviter une guerre civile.

Le projet de nouvelle Constitution, qui vient d'être rédigé, doit encore être débattu au Parlement et approuvé par référendum, avant la tenue d'élections. Aucune date n'a encore été fixée pour le référendum, mais des sources proches du parti de M. Tsvangirai parient sur le mois d'octobre.

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