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23/07/2012 04:43 EDT | Actualisé 21/09/2012 05:12 EDT

Le gouvernement de la Colombie-Britannique se prononce sur les oléoducs

VANCOUVER - Le gouvernement de la Colombie-Britannique entend faire part ce lundi de sa politique sur l'aménagement d'oléoducs sur son territoire, un avis qui pourrait être déterminant pour l'avenir du controversé projet Northern Gateway.

Les coûts de l'oléoduc piloté par l'entreprise Enbridge (TSX:ENB), de Calgary, dépassent les 5,5 milliards $. Le projet doit permettre l'exportation de pétrole de l'Alberta vers l'Asie, grâce à un oléoduc tracé jusqu'à la côte du Pacifique.

En Colombie-Britannique, le projet Northern Gateway est rejeté par le Nouveau Parti démocratique, qui forme l'opposition, de même que par les environnementalistes et des bandes autochtones.

Le gouvernement n'a pas encore pris position sur le projet d'Enbridge mais la première ministre Christy Clark a critiqué la compagnie après la publication récente d'une étude aux États-Unis qui a dénoncé Enbridge pour le grave déversement de pétrole qui s'est produit dans une rivière du Michigan.

La semaine dernière, Enbridge a annoncé qu'elle améliorerait la conception de son oléoduc Northern Gateway pour remédier aux craintes, des améliorations qui feraient bondir la facture de 400 à 500 millions $ supplémentaires.

Le nouveau concept offrirait des parois plus épaisses pour les portions où le conduit traverse des rivières. De plus, Enbridge rehausserait la fréquence des inspections d'au moins 50 pour cent et assurerait une présence continue d'employés dans les stations de pompage des zones reculées.

Cependant, des Autochtones se plaignent que ces ajustements ne règlent en rien les importants risques environnementaux pour la côte posés par la circulation de navires pétroliers.

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