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23/07/2012 07:12 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

Au moins 23 personnes "exécutées sommairement" dimanche à Damas (ONG)

Au moins 23 personnes ont été "exécutées sommairement" dimanche par les forces régulières durant des raids dans les quartiers de Damas, et certains corps portaient des marques de torture, a affirmé lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Seize personnes, âgées en majorité de moins de 30 ans, ont été exécutées sommairement par balles dimanche à Mazzé durant des perquisitions des troupes gouvernementales", dans l'ouest de la capitale, a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, sans être en mesure d'affirmer s'il s'agissait de civils ou de rebelles.

Sept autres personnes ont été exécutées à Barzé (nord-est), a-t-il indiqué.

Parmi les victimes, deux ont eu la tête écrasée par des véhicules et une avait l'oeil transpercé par une balle. Trois avaient les mains ligotées et certaines avaient le corps transpercé par des baïonnettes, a encore affirmé M. Abdel Rahmane dont l'organisation basée en Grande-Bretagne s'appuie pour ses informations sur un réseau de témoins et de militants en Syrie.

L'agence officielle Sana avait annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que l'armée a "rétabli la sécurité dans les vergers de Razi dans le quartier de Mazzé en purifiant cette zone des groupes terroristes armés qui avaient terrifié les habitants et attaqué leurs maisons".

Par ailleurs, 15 corps non identifiés ont été retrouvés dans un secteur de la localité de Maadamiyat al-Cham, près de Damas, certains ayant les mains ligotées et d'autres ayant été poignardés à l'arme blanche, selon l'OSDH qui ne pouvait dire s'il s'agissait de victimes de l'armée.

De son côté, Amnesty international a appelé lundi les protagonistes en Syrie à épargner les civils et tous ceux qui ne participent pas directement aux combats.

"Au moment où le conflit s'intensifie dans beaucoup de régions de Syrie entre les forces gouvernementales et l'Armée libre syrienne (ALS), Amnesty rappelle à toutes les parties qu'il est impératif de respecter la loi humanitaire internationale dont l'objectif est d'épargner les civils et tous ceux qui ne participent pas directement aux combats et de minimiser les souffrances", selon un communiqué.

"Les supérieurs et les commandants (des deux côtés) ont le devoir de prévenir et, si nécessaire, de mettre fin aux crimes de guerre commis par ceux qui sont sous leurs ordres (...) faute de quoi ils seraient tenus pour responsables pénalement", ajoute le texte.

ram-sk/sb